GwenAlices
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  • L’ingratitude des enfants

    Mère d’un ado de presque 15 ans, et comme tous parents d’ado, je rencontre quelques difficultés dans l’éducation de celui-ci. Comme tous les ados, le mien a décidé de me tenir tête. Pas sur les devoirs, ni sur les tâches ménagères, mais sur ses choix d’avenir. Nous ne sommes pas d’accord du tout.

    Mon cher fils, va faire son entrée dans une école spécialisée pour devenir Boulanger / Pâtissier.

    Étant donné que ce choix, d’orientation professionnelle, m’arrange (mon côté gourmand) je ne m’y suis donc pas opposée. Au contraire je l’encourage. Bien que quand il était petit, je l’imaginais plus embrasser une carrière de footballeur professionnel.

    Non pas qu’il montrait des compétences sportives dans son enfance. Pas du tout ! Ni même qu’il se soit un jour montré doué avec un ballon. Pour tout vous dire le dernier ballon qu’il a eu entre les mains, s’est retrouvé sur le toit de l’immeuble d’en face, en moins de 6 minutes de jeu. D’ailleurs tous les matins on peut voir le fameux ballon depuis la fenêtre. La preuve en photo !

    Je le voyais Footballeur, parce qu’il avait un don. Une capacité indispensable dans la pratique de ce sport, qui consiste à se jeter au sol en chialant. En espérant que tout le monde à la maison croit l’espace d’un instant qu’il s’était fait mal. Je pense qu’il doit y avoir des ancêtres Italiens dans sa généalogie… Á vérifier.  

    Mais plus sérieusement, au-delà de son côté comédien dramatique, je le voulais footballeur pro, aussi et surtout parce que j’avais prévu d’arrêter de travail rapidement, pour vivre dans une villa hors de prix sous les tropiques, le visage totalement figé par le botox et bourrée au Moët et Chandon du matin au soir.  Ne me jugez pas, chacun ses ambitions !

    Sauf, que mon fils chéri, a décidé de mettre fin à mes rêves de mères croqueuse de diamants et alcoolique. Puisqu’il a décidé de vivre de sa passion (donc pauvre). Le sort en est jeté, je finirai étouffée au croissant pur beurre et engraissée à la religieuse au chocolat.

    Après, je me console en me disant qu’il vaut mieux finir sa vie obèse et diabétique, plutôt que Végan et dépressive.

    Faire une croix sur le champagne et la villa de luxe n’est pas le seul souci. Au-delà de ne pas vouloir devenir riche et célèbre pour le seul d’enrichir et de faire le bonheur de sa mère, monsieur a décidé de n’en faire qu’à sa tête, concernant sa future femme.

    C’est dire ! Non seulement je n’ai pas mon mot à dire sur ses ambitions professionnelles, mais en plus visiblement je n’ai pas le droit de choisir sa femme. Je rappelle que c’est de ma future bru que l’on parle. Elle quand même amenée à être la mère de mes petits-enfants. Je devrais avoir mon mot à dire quant au choix concernant les gênes de mes propres petits-enfants !

    Je vais vous retranscrire notre conversation ou plus exactement, la cruauté et l’ingratitude d’un ado, face à la femme qui, l’a porté pendant 8 mois, et qui lui a donné la vie.

    Nous parlions du fait que son école propose une section d’apprentissage en chocolaterie.

    J’ai pris cette information pour un signe du destin. Je lui ai donc fortement suggéré de se trouver une chocolatière. Que ça ferait plaisir à sa sœur et à moi. C’est vrai après tout, nous sommes des gens normaux, nous adorons le chocolat. Lui Boulanger / Pâtissier, sa femme chocolatière. Le plan était parfait. Ils allaient créer une enseigne florissante qui porterait mon nom. Il y a  bien des crêperie qui s‘appellent chez tante Odile, ou chez Mam’ Goz, alors une boulangerie / pâtisserie / chocolaterie avec l’enseigne : chez Maman Gwen, je ne vois pas ce qu’il y a de choquant !  

    Tout ça pour dire, que le plan était qu’ils deviennent riches (moi aussi), qu’ils comprennent que pour le bien de leur couple et l’éducation de leurs morveux mes petits-enfants ils devaient m’éloigner en m’envoyant visiter le monde à leur frais.

    Tout était calé.

    Sauf, que monsieur mon fils, du haut de ses 15 ans (à peine), a décidé que le choix de sa femme lui reviendrait. Mais pire, qu’elle ne serait pas forcément dans le métier du chocolat !

    J’ai bien tenté de lui expliquer qu’il pouvait faire un effort pour la femme qui l’a nourri, soigné, porté, mis au monde, aimé... bref, la femme à qui il doit la vie … mais rien.

    Je vous refais la scène, pour que vous puissiez partager ma désolation :

    Moi : C’est génial cette section pour le métier du chocolat. Tu vas pouvoir nous ramener une chocolatière.

    Lui : Bah … Non pas forcément.

    Moi : Comment ça pas forcément ?

    L’ingrat : Ben je ne sais pas moi. Elle sera ce qu’elle sera. Mais pas forcément chocolatière.

    La mère désavouée que je suis : Bien sûr que si elle fera du chocolat ! Ta sœur et moi on adore le chocolat. Tu peux faire ça pour nous. Non ?

    L’ingratitude en personne : Benn non. Je ne vais pas choisir ma femme en fonction de vous. Je ne sais pas de qui je vais tomber amoureux.

    La voix de la raison :  On s’en fou de l’amour. Je te demande de l’épouser pas de l’aimer.

    Le fils indigne : Mais.. pfffff… Je vais ne pas épouser quelqu’un que je n’aime pas, juste pour que vous mangiez du chocolat !

    La sagesse : Ah ben si. ‘est le plan justement.  Tu crois que dans le temps les gens se préoccupaient de se marier par amour ? Bien sûr que non. Ils se mariaient parce que les parents en avaient décidé ainsi. C’est bien pour ça que Dieu a créé :  les maîtresses.

    Le Petit Ingrat : pfff n’importe quoi !

    La sagesse : Ecoute ! Au prix que va me coûter tes études de pâte à pain et de confection de chouquettes, tu peux bien faire un effort. Tu me dois bien ça ! Tu peux quand même oublier tes rêves d’amour et de mariage avec une déesse grecque, avocate aux barreaux ou encore chirurgienne cardiaque, et épouser une chocolatière de 110 kilos pour faire plaisir à ta mère ?

    Le sale petit ingrat : Bah non !

    Non mais, vous vous rendez compte ? On les met au monde, on les nourrit, on les chérit. Et eux, ne font pas l’effort d’épouser une grosse dinde pour faire plaisir à leur mère ?

    Alors que moi dans ma tête tout est déjà tracé. Je me voyais déjà me faire livrer des chocolats fourrés à la liqueur confectionnés par la bru, et organiser des apéros-choco clandestins dans mon EHPAD !

    Comment je vais pouvoir draguer les petits incontinents en fauteuil roulant et charentaises, si je ne pas les alcooliser à coup de chocolat ?

    Plus qu’à revoir mes plans… Non mais je vous jure, faites des gosses !

    GwenAlice

    Un jour de désillusion

  • Ma première Mammographie

    Je l’avais annoncé, l’année de mes 40 ans sera une année décisive et riche en sensation. Une année durant laquelle je vais expérimenter, découvrir et écrire les pages de ma nouvelle meilleure vie. Nous sommes en mai et depuis le meilleur 23 février de ma vie, j’ai déjà tenté de nouvelle chose. Petit rappel sur ma date de naissance, pour ceux et celles qui ne l’auraient pas noté !

    Pour vous citer un exemple, j’ai expérimenté le Jeûne. Parfait pour la santé, un bon moyen de réunifier son corps et son esprit. Je me suis dit que 40 ans c’est le bon moment pour commencer à se nettoyer de l’intérieur. Je pense souvent au slogan pour les yaourts Danone : Ce qui se passe à l’intérieur se voit à l’extérieur. Et ça me fait un peu peur. Je me dis que suivant la logique des yaourts, plus on pourrit de l’intérieur plus on se décompose de l’extérieur.

    Ce qui explique certains physiques. Il suffit de regarder la tronche bouffie et la peau grasse de mon charcutier, pour deviner qu’il est plutôt pinard et saucisson que Vittel et Crudité. Les végans, pareil. Ce qui se passe dans leur intérieur on le voit à extérieur. La dépression des graines germées et leur lutte pour libérer les abeilles et les courgettes de l’oppression de l’être humain, se lisent dans leurs yeux cernés et leur teint blafard. Parois ils me font penser au CAC40, toujours prêt à casser la gueule et à s’effondrer à tout moment. 

    Alors j’ai décidé, de prendre soin de mon intérieur, pour briller de l’extérieur.  Je me suis beaucoup intéressée au sujet, et je me suis vraiment sentie motivée par les retours d’expériences que j’ai lu et entendu. J’avais, moi aussi, envie de faire partie de cette communauté de gens fiers de leur intestin et de leur haleine d’affamé.  Il faut compter 3 semaines en moyenne pour purifier et détoxifier son corps, et entamer une nouvelle hygiène de vie en harmonie avec ses intestins.

    L’expérience n’a pas été un grand succès. J’ai tenu 16 heures, pendant lesquelles j’en ai dormi 7. Les 8 heures restantes je les ai passé à me rappeler les bonnes raisons qui m’ont poussé à me laisser mourir de faim. J’ai fini par me rappeler que personne ne verra jamais mes intestins, du moins pas de mon vivant, mais que tout le monde peut voir ma mauvaise humeur de femme qui crève la dalle. Avoir un intérieur qui brille c’est bien mais si c’est pour ne plus avoir d’amis auprès de qui s’en vanter, aucun intérêt ! J’ai appelé une amie et on s’est fait une soirée, bouteilles de vin (oui au pluriel) et plateau fromages. Adieu jus de radis noir et d’artichaud, et bonjour jus de raisin fermenté de Bourgueil.

    J’ai tenté le sport aussi. Grâce à un ami coach, qui m’a gentiment préparé un programme personnalisé à faire 6 jours par semaine, pendant un mois. La première semaine, je me suis bien prêtée au jeu du gainage et des squats. La deuxième semaine, je me suis trouvée toutes les excuses du monde pour ne pas faire mes exercices. Résultat, je n’ai toujours pas mon corps de rêve pour la plage cet été, mais je n’ai plus de courbatures, non plus.

    Suite à ses échecs, je me suis dit que je ne pouvais en rester là. Pour mes 40 ans il me fallait un changement dans ma vie, quelque chose qui allait marquer cet âge tant attendu. Mon bateau à l’eau, un nouveau boulot, un nouvel objectif. J’avais bien compris que ce ne serait pas l’entretien de mes intestins ni de mes abdo/ fessiers.

    J’ai donc entrepris mon objectif vie saine, façon Actimel en commençant par faire un petit chekup de la Quarantaine.  C’est donc, tout naturellement, que je me suis retrouvée les seins à l’air devant un inconnu pour ma première mammographie. J’en avais entendu parler par mes amies, mais je n’avais pas de réelle de raison d’aller me balader à moitié à poil dans une pièce froide, pour me faire palper et écraser la poitrine dans tous les sens. Seulement voilà, s’il y a des grands-mères qui laissent des bijoux de famille à leur petite fille chérie, moi la mienne m’a légué un franc parlé et une répartie à toute épreuve, mais aussi un antécédent familial de cancer du sein.

    Alors forcément, quand j’ai commencé à sentir une petite boule, je me suis dit que peut-être il serait sage de suivre le conseil des campagnes de sensibilisation et de prévention, et d’en parler avec mon médecin.

    Bien évidement je n’en ai rien fait. On sait comment ça se passe dans ces cas-là. C’est un peu comme quand on est petit, que l’on a fait une grosse bêtise et que l’on doit aller se dénoncer et accepter la punition. Alors que temps que l’on ne dit rien, et que personne ne le sait, on a toujours l’espoir que la bêtise disparaisse d’elle-même, ou qu’elle se repart toute seule comme par magie. Et hop ! Ni vue, ni connu, la vie reprend son cours.

    Je sais par expérience que ça ne marche pas, mais je tente toujours. Un peu comme la fois, vers mes 6 ans, j’ai mis le feu la moquette neuve de mes grands-parents, et que dans la panique je n’ai rien trouver de mieux à faire que de déplacer les meubles et la table. A ce moment-là, j’espérais sincèrement que personne ne se rendra compte que le salon avait bougé de place, et que le pied de table faisant la moitié de la taille de la brûlure cache l’accident au moins jusqu’à ma majorité.

    Bien évidement mon grand-père s’est levée de sa sieste et n’a pas mis 12 ans avant de s’apercevoir j’avais ruiné la moquette de 3 semaines.

    Mais encore une fois, j’ai tenté ma chance au jeu de si je ne dis rien, si je ne fais rien, c’est que rien n’existe. Plutôt que de prendre le risque de savoir et de ne plus pouvoir faire marche arrière et surtout de faire comme si tout était parfait, j’ai fait ce que je maîtrise le mieux. A savoir : Rien.

    Je me suis dit que si je l’ignorais elle se lasserait et elle partirait d’elle-même. Comme dans une relation de couple, quand l’un ignore l’autre, l’autre se lasse et finir par partir.  Elle non. Elle a décidé de rester et de grossir. Même si j’ai toujours rêvé, comme beaucoup de femmes, de voir ma poitrine grossir et m’offrir un décolleté Hollywoodien, je n’avais pas envisagé les choses de cette façon.

    J’ai donc pris mon courage et mes deux seins par la main, et nous sommes allé vivre cette nouvelle expérience ensemble. C’est comme ça je me suis retrouvé, la poitrine écrasée dans une machine, clairement destinée à torturer tous les nichons qui se poseront sur elle.

    J’ai un peu de compassion pour elle finalement. Sa vie ne se résume qu’à un seul et unique but : écraser des tétons. Des gros, des petits, en forme de poire, de gant de toilette. Elle ne voit que ça de la journée. Et elle doit tous les écraser sans exception. Elle n’a pas le choix. J’imagine qu’a début c’est marrant, mais qu’à un moment, elle doit vouloir servir à autre chose. Elle se dit surement qu’un jour son boulot va évoluer et qu’on lui fera faire des couillographies. Ça mettra un peu de suspense dans son existence. Mais en attendant sa promotion, elle reste plantée là au milieu de la pièce et elle écrase.

    Bon après j’ai de la compassion certes, mais je ne la plains pas non plus. Combien d’hommes et de lesbiennes rêveraient d’avoir ce job ?! Et puis qui d’entre elle et moi est le plus à plaindre ? Elle qui malaxe des seins toute la journée ou moi qui en suis à un stade de ma vie ou j’ai de la compassion pour une machine ?

    Quoi qu’il en soit j’étais en train de vivre ma première mammographie, et celle que j’espérais bien être la dernière. Imaginez-vous debout avec un sein coincé et écrasé entre un plateau et une sorte de bac à légumes, et une femme qui vous dit de ne surtout pas bouger et d’arrêter de respirer. Comme si elle était obligée de préciser de ne pas bouger !  Elle venait toute juste de me coincer le nibard dans sa machine à torture. Qu’est à cru ? Que j’allais me sauver avec sa machine accrochée à ma poitrine ? Et puis son : arrêter de respirer ! Perso, j’ai arrêté de respirer depuis que mon sein s’est retrouvé complétement écrasé prêt à exploser, sous son bac à légumes. Au moindre mouvement je craignais que mon sein ne s’arrache du reste de mon corps. Alors non, madame rassurez-vous, personne ne va prendre une grande inspiration et jouer à cache/cache avec vous.

    Quoi qu’il en soit maintenant j’ai vécu une vraie expérience de quarantenaire. Première étape de franchie. Après je suis tombée sur un médecin super sympa avec qui j’ai sympathisé. Ce qui n’était pas gagné d’avance, parce que je sympathise rarement avec les gens que je ne connais pas, et qui me malaxe la poitrine à la recherche d’une anomalie. Mais finalement, entre nous ça a matché. Il veut me revoir. Au début j’ai hésité, j’ai trouvé un peu rapide, puis j’ai vite compris que ce n’était pas une invitation que je pouvais décliner. Alors j’ai accepté. En plus, comme il m’a trouvé sympa, il veut me présenter au reste de son équipe pour une nouvelle expérience. Juste s’assurer que l’histoire de Mamie Léone ne se répète pas. Alors, j’ai bien tenté de lui expliquer que si j’étais une tumeur, je choisirais de m’installer dans une poitrine pulpeuse, généreuse et accueillante. Pas dans une petite poitrine victime de la loi de la gravité. Un peu comme quand on choisit sa maison. On ne choisit pas de s’installer dans un 40 m² avec le toit qui fuit et les canalisations qui pétent, si on peut choisir, un 120m² avec cuisine équipée et piscine extérieure. Bah là, c’est pareil. Mais il a son petit caractère, et il n’est pas très ouvert à la négociation. Alors je vais quand même y aller, histoire de rencontrer d’autres personnes sympas. On ne sait jamais...

    En attendant, je vais profiter des quelques rayons de soleil pour fêter ça autour d'un apéro/terrasse.

    GwenAlice

  • Les fournitures de bureau

    Les fournitures de bureau !

    Dans certains services de mon entreprise, nous pouvons trouver des fournitures de bureau utiles et astucieux. Je me souviens d’un jour où j’ai demandé à l’assistante d’un autre service que le mien, de quoi relier le rapport de stage de 3ème de mes Bigorneaux. Quand cette assistante m’a ouvert son placard à fournitures, je me suis retrouvée l’espace d’un instant : sans mots. Et croyez-moi, il en faut pour m’ôter les mots de la bouche !

     Si mes yeux captaient l’information visuellement, mon cerveau quant à lui, a mis un temps à traiter et à accepter cette info. Je n’étais pas habitué à ça.

    avant d’aller plus loin et d’entrer dans le vif du sujet, sachez que mon premier choque a été lorsque je lui ai demandé si elle avait ce qu’il me fallait, et qu’elle a su réagir dans la seconde, sans hésitation, et qu’elle s’est tout de suite dirigée vers le bon placard. Je n’étais pas habituée à une telle réactivité de corps et d’esprit dans l’entreprise. D’habitude quand on demande ne serait-ce que des enveloppes sans fenêtre à une assistante on assiste à une déconnection cérébrale en direct. Certaines d’entre elles passent de l’état d’être humain, à l’état végétal, en une question. C’est comme si tout s’éteignait d’un seul coup dans leur tête. Mais là, non ! Elle, elle est restée éveillée.

    Mon deuxième choc émotionnel, m’est arrivé lorsque je me suis retrouvée face au placard à fournitures de ce service (qui par chance a été rattaché depuis peu à notre Direction).

    Le placard à fournitures, rangé, organisé et pratique existe bel et bien ! La légende est donc vraie. J’avais devant moi la caverne d’Ali Baba rangé façon Marie Kondo ! Une merveille ! Il y avait de tout. Des piles de trucs utiles et pratiques, toutes bien rangées et alignées de façon çà ce que tout soit accessible en un coup d’œil, sans avoir à chercher ni à tout retourner dans l’espoir de trouver un rouleau de Scotch®. J’avais l’impression d’être chez TopOffice® ou chez Cultura®. Tout y était trié par couleur et par catégorie. Chaque chose y avait sa place et surtout, une utilité !

    J’avais déjà entendu parler de ces placards à merveilles et de ces assistantes capables de trouver l’objet de nos désirs en moins de temps qu’il en faut pour l’exprimer. Mais cette fois-ci je l’avais sous mes yeux. La légende prenait vie.

    Bon pour être honnête je connaissais déjà une assistante digne de ce nom et au-dessus de toute attente, mais j’avais fait une croix sur mon espoir d’en croiser une autre tout aussi bien, ou tout au moins, à minima organisée et utile à quelque chose. Preuve qu’il ne faut jamais perdre espoir.

    Chez nous, quand quelqu’un demande quelque chose, il y a aussi un truc qui se passe instantanément.

    Un bug… Un blanc… Une sorte de blackout mental. Il faut un certain temps pour que l’information soit traitée et pour voir une action se mettre en place. Une fois ces deux étapes passées, c’est une autre histoire. Il faut savoir trouver le stylo ou la boîte d’agrafes au milieu des vestiges du passé et des trucs inutiles, achetés en paquets de 300 unités.

    Qui en 2022, utilise encore des clips à archives et des élastiques en caoutchouc ? Personne ! Avoir ça dans son placard c’est comme avoir un Minitel entre son I Phone et sa boxe internet. Ça n’a aucun sens.

    Par contre si vous voulez une boîte de trombones, n n’en a pas moins de 5 en stock !

    En revanche, si vous avez besoin d’un stylo Bic Bleu ou d’une paire de ciseaux… Dommage pour vous !

    Je vous jure chaque fois que je cherche un stylo j’ai l’impression d’ouvrir la porte des 80.

    Entre la date de la conception et de la commercialisation de ces antiquités, et aujourd’hui, j’ai eu le temps de mettre au monde trois enfants (même si j’ai triché avec des jumeaux), de passer mon permis quatre fois et de me faire larguer dix-sept fois. Six présidents se sont succédé à l’Elysée, et nous avons survécu à quatre fins du monde annoncées par Paco Rabanne et le calendrier des Mayas. La disquette et les USB ont eu le temps d’être à la pointe de la technique, et de devenir obsolètes. Même la coupe au carrée et la frange sont revenues à la mode trois fois.

    Seul le contenu de notre placard à fournitures n’a pas changé depuis 40 ans. Un peu comme le véritable Petit-Beurre LU®. Son packaging a évolué, sa taille a évolué, mais depuis ces 170 dernières années, sa recette est inchangée ! Nos parapheurs sont presque tous aussi historique que le petit Biscuit Nantais.

    Nous avons même un feutre Velleda® (vert s’il vous plait), mais plus de tableau Velleda® depuis 2015. Rien que le mot Velleda® résonne dans ma tête comme une chanson des 2be3. C’est tellement loin, que j’ai l’impression que c’était dans une autre vie.

    Ceci-ci dit il faut savoir que, seul le contenu à traverser les âges, parce nos fournitures ont connu trois déménagements ne serait-ce que sur les trois dernières années. À chaque déménagement un nouveau placard de rangement a été attribué. Mais, visiblement personne, et encore moins la préposée aux fournitures, ne s’est dit : Tient je vais faire un truc intelligent et constructif, je vais faire le tri et remplacer l’obsolète par de l’utile. Un peu comme quand je m’apprête à jeter un jean dont il faudrait découdre les deux jambes pour n’en faire qu’une, pour me permettre d’y glisser au moins une cuisse. Chaque fois que j’ouvre mon armoire et que je vois, je me dis que je vais le jeter. Je sais que sa place est dans le bac de recyclage. Mais je n’en fais rien, parce que je suis partagée entre la flemme et l’espoir.  Je me dis : On ne sait jamais !

    Bah oui quoi ! On ne sait jamais, qu’un beau matin je me réveille avec le corps d’un mannequin taille 36. Imaginez qu’un soir je me couche avec le cul des Kardashian pour me réveiller le matin suivant dans le corps de Charlize Theron.

    Pour nos fournitures c’est la même chose. Je pense qu’on se dit : On ne sait jamais ! Si un beau matin on se réveille en ayant remonté le temps jusqu’aux années 80, au moins on est équipé.  Qu’est-ce qu’on ferait avec un accès au Cloud qui fonctionne et un réseau 5 G ? Alors que des colliers de trombones et des clips à archives… ça ! Ce serait la classe !

    Clairement chez nous, si on a besoin de quelque chose de pratique et dans l’air du temps, comme un stylo Bic®, la base de toute fourniture de bureau, il ne faut pas compter dessus.  Pour un stylo Bic®, il faudra faire la demande à l’assistante. Puis relancer l’assistante. Puis attendre que le panier du site de commande soit rempli, puis relancer l’assistante, puis attendre que la commande soit passée, puis validée, puis réceptionnée… Et finalement profiter d’aller faire ses courses chez Intermarché pour s’acheter un stylo Bic®.

    Mais parfois, aussi, il nous est interdit de commander des fournitures. Un jour j’ai voulu commander un tampon date à 3.95€. La commande a été refusée. Restriction budgétaire ! Nos actionnaires venaient de se verser les dividendes, la caisse était vide ! Et comme nous avions déjà un tampon dans le service, il a été estimé que ça suffisait. Un tampon date pour une dizaine de personne répartie sur 2 étages, c’était déjà un beau cadeau ! Bon j’avoue le prix était hors taxes. Si on ajoute 20% on est vite au-dessus des 4€… C’est mon côté dépensière. Heureusement que nous avons des contrôleurs de gestion et une Direction des achats pour limiter les folies de ce genre. J’aurais pu mettre en péril la trésorerie de l’entreprise avec mes conneries.

    En attendant, c’est surtout mon contrat de travail que je suis en tain de mette en péril ; Alors je vais m’arrêter là, et en garder pour un prochain texte.

    GwenAlices,

    Un nouveau jour de plus vers son licenciement…

  • Les cas contacts, le télétravail ou l'art de ne rien foutre tout en étant payé !

    Il y a quelques jours, notre Directeur (surtout son assistante) nous a organisé un séminaire dans la magnifique ville de Rouen.

    Pendant deux jours nous avons pu profiter de chacun d’entre nous, nous passant le micro pour parler de notre travail et de nos idées corporates pour certains, et pour d’autre (dont je fais partie) pour chanter à tue-tête lors de la soirée Open-bar et déhanché endiablé sur la piste de danse.

    Il faut dire que si le séminaire de l’an dernier a été le plus ennuyeux et le plus, (ne craignons pas les mots), pourri de toute ma carrière dans cette merveilleuse entreprise. Celui de cette année, quant à lui a été le meilleur !

    Ceci-dit nous avons la chance d’avoir hérité d’une assistante qui n’a pas besoin de s’égratigner les genoux sur la moquette des directeurs, en imitant un requin pèlerin (voir texte sur les ambitieuses) pour démontrer ses compétences. Heureusement que certaines personnes font remonter le niveau que d’autres s’évertuent à faire baisser ne serait-ce que par leur présence. Mais bon fini de lancer des fleurs à notre assistante, après tout c’est mon blog pas le sien !

    Forcément en période de pandémie mondiale et assassine (à lire avec ironie) il était très fort probable, que nous finissions avec un cas de Covid sur les 80 personnes présentes. C’est donc tout naturellement que le lundi suivant notre voyage de groupe professionnel, nous avons été déclarés cas contact, pour la plupart. Même si le télétravail ne nous est pas imposé, puisque mon service n’a pas été en contact direct avec le contaminé, nous pouvons au choix, et selon le courage de chacun, rester chez nous et surtout glander, ou venir au bureau et donc bosser.

    Notre service de santé et de prévention, ne sachant pas trop comment gérer la situation, prend visiblement ses décisions et ses mesures sanitaires sur pile ou face.  

    Pile ils bloquent tout le monde en télétravail et interdisent l’accès aux bâtiments, avant de nous autoriser à revenir sur condition de la présentation de 3 tests PCR négatifs, et d'une attestation sur l’honneur que nous n’avons pas approché à moins de 3 kilomètres un contaminé. A la prochaine vague ont à le droit au touché rectal. Certains ont hâte. 

    Face, ils organisent des séminaires, des portes ouvertes, et tout le monde se refait la bise, se postillonne dessus, et tout le monde recouche avec tout le monde (ou presque... Parce que tout le monde n'est pas Directeur, et tout le monde n'est pas ambitieuse).

    C’est donc, suite à un mail, nous laissant le choix entre glander télétravailler ou travailler ou venir au bureau, que nous nous retrouvons à 5 dans un open space prévu pour 30. Et encore 5 dont un prestataire qui ne fait pas partie de la boîte.

    Si pour certaines personnes, dont notre hypocondriaque de service, totalement flippé à la seule pensée qu’une simple poignée de main soit un pont de transfert de bactéries, ou encore de notre acharné du gel hydroalcoolique qui désinfecte son bureau matin midi et soir alors qu’il est le seul à l’utiliser, ont fait le choix de rester chez elles par réelle prévention et surtout psychose, on ne peut pas en dire autant de la majorité.

    Entre ceux et celles qui n’attendent qu’une chose en arrivant ici, c’est qu’il soit l’heure d’en repartir. Entre ceux et celles qui arrivent à 10h et repartent à 10h45 sur un chantier invisible pour le reste de la journée au moindre rayon de soleil. L’open Space a eu vite fait de se vider pour le reste de la semaine.

    En même temps je ne leur jette pas la pierre. Qui a la possibilité d’être payé à ne rien faire, et avec l'appuis de sa Direction ? Même si la plupart d’entre nous sont déjà bien payé pour faire semblant, là ils sont payés pour ne rien faire, mais de chez eux.

    Entre celles qui vont barboter dans la piscine avec leurs gosses, ceux qui vont pouvoir terminer leur série Netflix, sans compter ceux ou celles qui vont en profiter pour faire leur ménage et leur repassage (pour une fois qu’ils sont payés pour le faire…), l’activité de notre Direction n’est pas prête de péter des records cette semaine. Non pas qu’habituellement nous soyons dans le top 10 des Directions les plus productives, mais cette semaine certains sont en droit de se demander si notre Direction existe encore. Moi même parfois à force de relancer certaines personnes, je vérifie l'organigramme pour être sûre qu'ils fassent encore partie de la boîte, et pourtant ils bossent en face de moi.. c'est dire...

    Heureusement, d'autres font au moins un semblant d’être d’astreinte, pendant ces périodes de crise. Si le téléphone sonne par exemple, et qu’il s’agit d’un supérieur, ils répondent. Ah bah oui quand même, fainéant mais pas con !

    Cela étant, il arrive qu’ils ne répondent pas tout de suite. Ce n’est pas leur faute, entre les gosses qui crient dans la piscine, le téléphone oublié sur la table à côté de l’ordi pendant qu'ils se sont endormis sur leur chaise longue au soleil, on n’entend pas toujours le téléphone au bon moment. Pas facile d'être au taquet !

    En revanche, je suis admirative de ces personnes. Parce que s’il y a une chose que nous devons leur reconnaitre, c’est leur talent pour les excuses. Chaque excuse est magnifique et unique. Ce sont les seules personnes à qui, il arrive des choses improbables.

    Par exemple, un oiseau qui a foncé tout droit dans une fenêtre et qui l’a brisé, une inondation, le PC qui ne s’allume pas, le réseau téléphonique qui fonctionne partout en France sauf chez eux, une gastro fulgurante en plein mois d’août, une panne de voiture alors qu’ils bossent de chez eux (après ils vivent peut-être un domaine princier et doivent prendre leur voiture pour se rendre aux cuisines, ne jugeons pas hâtivement). La plus classique restant les enfants malades. Alors celle-ci elle est magnifique. Elle est géniale parce que bien souvent, soit on entend les enfants rirent derrière, soit en s’aperçoit sur les photos de famille publiées sur les réseaux sociaux du weekend, que les enfants ont plus l’air d’avoir mangé de la viande rouge trois jours d’affilés tellement ils pètent la forme, que de sortir de trois jours d’otite.

    Quoiqu'il en soit remercions le COVID et les mesures sanitaires, qui nous permettent de réduire les arrêts maladies et qui nous évitent de poser nos RTT et nos jours de Congés, tout en conservant notre salaire. 

    En attendant, et puisque je suis une personne qui sait s'adapter (voir mon CV), je vais probablement aller en faire autant. Je n’ai peut-être pas de piscine et j’ai terminé toutes mes séries netflix, mais je vais en profiter pour aller me boire un thé glacé avec une copine fainéante elle aussi (ou juste en vrai RTT) en terrasse. Au pire, je trouverai bien une excuse bidon et improbable à donner à mes responsables.

    GwenAlices

    Un jour et un texte de plus là rapprochant de son futur licenciement...

    KissouLove

  • Lettre à mon estomac

    Très cher estomac,

    Cela fait maintenant 40 ans que toi et moi vivons une histoire intense.

    J’ai toujours répondu à tes appels. Je te nourris, je te gâte.

    Il te suffit de grogner, pour que je te fasse parvenir un kinder bueno, une cuisse de poulet mayo ou un petit wrap. Nous sommes complémentaires. Toi tu réclames, et moi je te gave.

    Seulement, si moi je reste attentive à tes besoins et surtout à tes envies, je sens bien que de ton côté, mes envies, toi, tu n’en as absolument rien à faire.

    Tout ce qui t’intéresses, c’est que je te donne ce dont TOI tu as envie.

    Monsieur veut un petit risotto aux champignons, on lui sert un risotto aux champignons.

    Monsieur a subitement envie d’un moelleux au chocolat… Monsieur se voit servir un moelleux au chocolat.

    Ça fait 40 ans que je cède à tes caprices. 40 ans que je me ruine pour ton bon plaisir !

    Et moi dans tout ça ? Mes rêves et mes envies, tu en fait quoi ?

    Parce que, je vais surement te décevoir, mon cher estomac, mais je ne suis pas QUE ta mère nourricière ! Je suis aussi une femme. Une femme avec des rêves. Des ambitions. Comme celui d’avoir un corps de magazine de bonnasse, et non celui du prospectus Père Dodu® !

    Seulement, ça, toi ! Tu t’en fou ! Tout ce qui compte pour toi c’est ta petite personne. Ton petit confort et tes bons plaisirs !

    Toi c’est sûr tu te fais plaisir ! Tu ne te prives pas ! Et vas y que je me gave de chocolat, et vas y que je me reprends un peu de sauce … Et pendant ce temps-là, qui doit se coltiner la cellulite, les bourrelets, les kilos en trop, les fringues trop serrées ????

    Et bien oui ! C’est moi !

    Toi tu restes bien caché à t’empiffrer, pendant que moi je dois porter et traîner le poids de tes caprices !

    Et bien tu sais quoi ? C’est fini ! Entre toi et moi, il va y avoir du changement.

    Oh tu va pouvoir grogner, et te plaindre autant que tu veux. Dorénavent, la patronne de ce corps, c’est moi ! Toi tu mangeras ce que je te servirai, un point c’est tout !

    Et puis, si tu n’es pas content, qu’est-ce que tu vas faire ? Me quitter ? Hahaha… laisse moi rire.

    Tu te vois réellement, sortir de mon corps pour aller te chercher une pizza tout seul, comme un grand ?

    Ben non. Et tu sais pourquoi ? Parce que tu es coincé, mon petit père. Exactement comme je suis coincée avec toi. Mère nature a décidé que toi et moi, nous devrons nous supporter à vie. Alors, on va continuer à cohabiter mais à ma manière.

    Et je peux te dire que tu vas en manger du brocolis et du poissons vapeur ! Terminé la grande vie et les orgies de gras, et de sucre à la demande. A la ditère mon petit père.

    Alors prépares-toi, parce qu’il ne te reste plus que quelques heures avant la fin de ta dictature, et le début de ma transformation. Je vais nous faire passer d'un corps de maman babapapa, à un corps de magasine comme dit Lilou. 

    Lilou, ma fille, qui doit avoir ton fils pour estomac vue ce qu'elle s'avale aussi ... pour preuve, on l'appelle mini mère Dodue ! Mais chut c'est un secret... un secret public maintenant.

    En attendant, et avant le changement de régime, tu as envie de manger ce soir ?

    Parceque moi,  jeme ferais bien une dernière tartiflette avant l’été… Qu'est ce que tu en penses ?

    GwenAlices

    En chemin pour un corps de rêve... mais pas dans cette vie !

  • appel insolite

    J’avais décidé d’arrêter d’écrire sur le travail… enfin pour un temps. Seulement là, je dois vous raconter.

    Dans la société dans laquelle je qui m’emploie (étonnamment) encore, nous voyons des situations et entendons des anecdotes assez insolites. Il y a d’ailleurs une page nommée « les insolites de XXXX » sur notre réseau social professionnel. C’est dire ! Les vaches traversant des routes ont leur propre page Facebook d’entreprise, alors que moi je n’ai toujours pas compris comment, ni pourquoi lancer mon twitter… Mais bon, les vaches sont plus modernes que moi, que voulez-vous…

    Vous l’aurez compris, chez nous les vaches se promemant au milieux ldes automobilistes  sont monnaies courantes et font sensations sur notre réseau social inter-entreprise.  

    Il y a une année, un objet non identifié a été retrouvé sur nos emprises et a fait la une du journal local… Le débat sur l’existence des extra-terrestres est encore ouvert dans les couloirs à l’évocation de cette découverte.

    Seulement aujourd’hui, je pense avoir un scoop pour me la jouer aussi, un peu, lors des potins café.

    C’est-à-dire, que mon travaille consistant à rédiger des conventions, à gérer des logements, des factures, l’urbanisme et la vente de terrains… Pas de quoi animer des soirées !

    Alors que ce matin… j’ai eu le droit à mon histoire insolite.

    Je vous explique :

    J’étais tranquillement entrain de me faire chier à faire des factures, quand mon téléphone sonna.

    … je vais mettre des suspenses pour vous tenir en haleine. Et aussi parce que l’histoire est courte et que je dois remplir des lignes.

    Donc, me voilà entrain de m’éclater avec la facturation, quand mon téléphona sonna.

    … Allo !

    … Oui madame Audoux ? (Pour ceux qui l’ignore encore c’est moi)

    … Oui, bonjour.

    … Oui bonjour, je vous appelle parce que le siège social m’a communiqué vos coordonnées, parce que j’ai besoin de votre aide.

    … Moment de suspense…

    … Oui ?

    … Re-suspense… Je fais ce que je veux c’est mon texte !

    … Voilà l’un de vos ponts traverse mon jardin.

    … Re-re-suspense… Mais ça le vaut le coup, je vous assure !

    Donc … Voilà l’un de vos ponts traverse mon jardin, et nous avons un gros problème avec celui-ci.

    … Ah ?! d’accord… c’est-à-dire ?

    … Je vous appelle sur les conseils de la gendarmerie.

    … Silence…. D’accccccooord… Dites-moi !

    … SUPSENSE…

    Le problème c’est que les gens viennent…

    … RE-MEGA-SUSPENSE…

    … se suicider dessus !

    … Blanc ! Vide total de quelques secondes… Reboot du cerveau il est 9h45 du matin.

    … Ah ! d’accord. Mais, je ne comprends pas, le problème il est surtout pour les familles non ?!

    Alors, oui je me reprends vite et je reste assez logique, pragmatique et cynique dans ce genre de situation. Un côté de ma personnalité que j’ignorais jusqu’à ce matin.

     … Heu bien oui et non, dans la mesure où les gens atterrissent dans mon jardin ! J’en ai retrouvé un encore hier matin !

    … Ah oui en effet… Il y a des façons plus sympas de commencer sa journée !

    .. Ben oui !

    … Alors ne le prenez pas mal, mais vous attendez quoi de moi ? Parce que je vais avoir du mal à interdire les gens de sauter du côté de votre jardin et leur demander de bien vouloir sauter l’autre côté.

    Quand je vous dis que je me suis découvert un côté très zen et serein en toute circonstance !

    … Et bien en fait, de l’autre côté il y a un grand plexigass, donc ça ne pose pas de problème. Mais de mon côté, au-dessus de mon jardin il n’y a rien. Faudrait mettre un filet.

    … Je comprends.  Vous voulez un filet pour retenir les corps et les empêcher de tomber sur vos rosiers, ou un filet en hauteur comme le plexi pour les empêcher de sauter tout court ?

    … Ben, je ne sais pas, mais faire qu’ils ne tombent chez moi…

    … oui il faudrait que l’on puisse au moins sécuriser le périmètre, pour qu’ils sautent un peu loin en fait ?!

    … Oui ce serait bien, parce que c’est le troisième depuis le début d’année et je n’ose plus aller tondre ma pelouse.

    … Vous avez peur qu’un corps vous tombe dessus ?

    … Ben ça oui un peu et puis bon, celui d’hier je l’ai retrouvé en taillant mes haies, je ne m’y attendais pas.

    … oui, j’imagine que ça surprend…Après ça peut vous consoler, dites-vous que votre jardin est suffisamment accueillant pour que l’on est envie d’y passer l’éternité.

    …  " Rire de la personne"...

    ... Arrêtez, c’est exactement ce que le Gendarme m’a dit !

     

    Voilà, voilà …. Fin de l’histoire… enfin pour aujourd’hui

    Donc tout est vrai ! les échanges aussi… finalement je suis contente de ne pas avoir encore négocié mon départ. Ça aurait été dommage ne pas vivre cette conversation !

    Maintenant je peux partir ... 

     

    GwenAlice,

    Un jour, pas comme les autres

  • les régimes dépressifs

    On entend beaucoup parler de nutrition et des bienfaits des graines germées, seulement on ne nous prévient pas suffisamment sur les effets secondaires de ce régime alimentaire, tout droit venu d’une époque où l’on s’habillait encore de peau bête. Haaaaa la belle époque ! Celle où l’on pouvait porter du vison, du lapin et du renard sans se retrouver avec les associations de défense des animaux sur le dos…  Aujourd’hui on ne peut plus porter d’animaux, mais on peut faire travailler des enfants de 8 ans, c’est beaucoup plus acceptable ... et rentable.

    Pour en revenir au régime alimentaire, bien que le terme alimentaire ne soit pas très bien choisi, vous imaginez bien que se nourrir de soja germé et de graines de lin, contribue très certainement à un bon transit, mais pas vraiment à la bonne humeur.

    Et au bureau, nous en savons quelque chose !

    Nous avons une collègue passionnée par le bio et les bienfaits des graines germées. Alors chacun sa passion, chacun son mode de vie, je ne juge pas. Moi par exemple, l’une de mes passions est d’écrire sur les autres en mangeant des kinders Bueno®. Seulement ma passion, elle ne dérange que ceux me lisent et qui se reconnaissent dans mes textes. Et peut-être aussi mon patron qui ne sait pas encore qu’il me paie pour écrire sur ses employés… Mais bon, tant qu’il l’ignore, je profite, une fois licenciée je serais obligée d’écrire sur mes heures de chômage, et je dois avouer que c’est moins bien payé. Je suis d’ailleurs toujours étonnée, qu’une ambitieuse (voir texte précédent) ou qu’un frustré ne m’ait pas encore dénoncé… Les juifs, n’ont pas eu cette chance, eux.

    En revanche, et pour en revenir au régime dépression, la passion alimentaire des uns a un impact sur les autres. Notre collègue bio, est assez investie par la cause et elle le fait savoir.

    Elle, et ses concitoyens bio, se reconnaissent facilement à leur style vestimentaire. Il est bio et recyclé lui aussi. On voit bien que la priorité n’est pas à l’esthétique et encore moins à la cohérence. Ces personnes, sont tout à fait capables de porter de longues jupes plissées vertes, avec une chemise à fleurs et à col claudine, le tous accessoirisé de ballerines jaunes à paillettes. Et ne parlons pas des vestes dont la couleur a été inventé par un aveugle.

    Déjà rien que vestimentairement on peut parler d’agression visuelle. Une chose est sûre, elles, ne risque l’agression sexuelle.

    Reste à évoquer l’humeur des grainovores. Parce que comme on dit : Nous somme ce que l’on mange. Il n’y a qu’à voir mon ex, à force de se nourrir de charcuterie il a fini par ressembler à ce qu’il mangeait. Un vrai porc !

    Et c’est vrai ! Il n’y a qu’à observer les mangeurs de bonnes chaires, ils sont joyeux et festifs. Les végans, les végétariens et les grainovores quant à eux, sont plutôt dépressifs et antipathiques.

    Je veux dire, on sent qu’il manque quelque chose à leur vie. Ils n’ont pas l’air heureux et encore moins épanoui, ils ne respirent pas la joie de vivre. Vous avez déjà vu un grainovore, avoir un fou rire autour d’un mélange de graines bio ? Ben non, on est d’accord ! Et pour cause…

    Ces gens sont bio et ça se voit ! Mais pire, parfois ça se sent. Parce que les savons aussi sont bio et fait maison. Et je peux vous assurer qu’ils n’y mettent pas beaucoup de pétale de rose. Le dentifrice, sous prétexte que ce soit un carnage écologique, entre les tortues qui avalent les bouchons et les tubes qui se coince dans le c** des Dauphins, ils ont décidé de faire un geste fort et de sauver la faune, la flore et les océans, en nous tuant par asphyxie, à chaque fois qu’il leur prend l’envie de nous parler des joies des toilettes sèches.

    Notre grainovore à nous, est moins radicale. L’avantage, est que la nôtre est Parisienne.

    Donc manger des graines germées « bio » qui ont poussé sur un balcon Parisien juste au-dessus des bus et des pots d’échappements, oui !

    S’habiller comme un sac avec des matières recyclées, oui !

    Mais à condition de garder le déo à porter de mains, le Chanel dans le sac et le faux carré Hermès autour du cou. On protège la nature et son transit, mais pas trop quand même. Sauvez les dauphins et aller aux toilettes trois fois par jours est une chose, sacrifier l’emploi d’un petit chinois payé au lance-pierre pour fabriquer des contrefaçons, en est une autre. Et comme je ne bosse pas très loin d’elle ça m’arrange bien. Je n’aurais pas aimé me sentir au salon de l’agriculture 8h par jour.

    En revanche, pour l’humeur… C’est un autre débat. Comme ses confrères les Rois du Brocoli, du céleri bouilli et des graines de courges :  Une vraie je-tire-la-gueule.

    Cela dit je peux comprendre, personnellement je ne me suis jamais sentie excitée et heureuse de vivre devant une assiette de choux-fleurs et de tofu grillé. Je veux bien prendre soin de ma santé et de mon corps mais pour ça je préfère suivre les conseils de ma grand-mère. 5 fruits et légumes par jours, mais seulement si les fruits sont en cubi, les légumes tout autour d’une viande bien saignante. Mais surtout, le secret de la bonne humeur et du bien-être mental de ma Grand-mère : Trois orgasmes par semaine minimum.

    Vous auriez adoré ma grand-mère ! D’ailleurs c’est dommage qu’elle ne soit plus de ce monde, parce que la connaissant, elle aurait débarqué au bureau pour prendre là Je-tire-la-gueule entre quatre yeux, et lui expliquer que la seule chose qu’elle doit tirer c’est un coup !

    Maintenant vous savez à qui je dois mon verbe haut et mon incontinence verbale. Merci Mamie !

    Certains jours au bureau, le manque de sucre et de gras fait tellement effet sur le moral de notre grainovore, que l’on a l’impression de bosser dans le couloir de la mort. Même le film « la ligne verte » est plus comique que l’ambiance de notre open space.

    C’est là où il serait bon pour les grainovores de se demander si leur passion, pour les végétaux comestibles, n’est pas problématique pour les gens qui doivent supporter leur humeur dépressive et leurs discours interminables sur les bienfaits des huiles essentielles et des lentilles germées. Je suis d’accord qu’il est important de prendre soin de son transit, mais il faudrait penser à ne pas trop accélérer celui des autres.

    Plus les petites graines font chier leurs consommateurs, plus leurs consommateurs font chier les autres.

    Alors avis à tous les végans, végétariens (qui, sans vouloir les vexer, sont maintenant les has been du végétal) et les grainovores, si vous voulez manger des racines de légumes oubliés sur un lit d’herbes et de pissenlits arrosé d’huile de pépin de raisin bio, libre à vous. Seulement si c’est pour tire la gueule, et pourrir l’ambiance, honnêtement, arrêtez de vous faire du mal et de nous faire chi**, faite vous un bon steak bien signant, accompagnez le tout de frites arrosées de mayo, et souriez à la vie.

    Sur ce, je vous laisse je me suis donnée faim toute seule, à parler de steak et de frites /Mayo...

    GwenAlices

    Un jour d'ambiance de merde au bureau

  • Les Ambitieuses

    Les ambitieuses

    Avertissement : ce texte comporte des propos ne devant pas être lus par des enfants, des adolescents en ruts, ou encore par des adultes frustrées sexuellement. Il est conseillé à tout bon pratiquant religieux de prier avant, pendant, et après cette lecture…Voire de ne pas lire du tout ce qui suit. Pour les plus curieux, je vous autorise à verser de l’eau bénite sur votre écran et/ou sur ma photo.

    Pour celles qui vont se reconnaître dans ces quelques lignes, je vous dis bravo !

    Bravo, pour votre courage et pour vos capacités physiques. Un jour j’espère pouvoir ouvrir la bouche pour croquer dans un hamburger à trois étages sans me faire mal, de la même façon que vous ouvrez la vôtre lorsque vous devez parlementer et négocier vos salaires.  Ou encore, de pouvoir gober un œuf dur sans crainte de m’étouffer, aussi facilement que vous gober les joyeuses de vos Directeurs.

    Vous l’aurez compris, ce texte ne va pas plaire à tout le monde. Surtout à certaines collègues qui secrètement, lisent régulièrement mes publications.

    Elles ne disent rien, mais je vois bien, quand et qui fait la gueule lorsque j’arrive au bureau après avoir balancé sur les grosses faignasses et les ambitieuses très ouvertes des cuisses d’esprit.

    Ce qui est assez drôle d’ailleurs, parce que, sans donner de prénom j’ai pu remarquer que certaines personnes prenaient, le message directement pour elles. Ce qui signifie que sans dénoncer qui que ce soit directement, la lecture de mes textes leur font automatiquement écho. De ce fait, cela confirme et appuis la véracité de mes dires. Mais là où c’est encore plus pervers, c’est, qu’aucune de ces personnes ne peut venir me voir pour me reprocher quoique ce soit, sans se faire griller officiellement. Et je dois bien avouer que J’ADORE ça !

    Je suis d’ailleurs étonnée ne pas encore avoir été virée ou convoquée par les RH. Deux choses l’une. Soit les RH et la Direction n’ont pas connaissance de mon blog, et ça j’en doute parce que j’ai commencé par diffuser mes premiers textes sur les collègues en direct dans les bureaux de l’entreprise. Une sorte de chronique que je vous publierai prochainement. Soit, et je pense que c’est le plus probable, ils ont de l’humour et sont tout simplement fans de moi…

    Quoi qu’il en soit, aujourd’hui j’ai décidé de vous parler des ambitieuses.

    Comme je l’ai déjà écrit dans un texte précédent, l’ambitieuse est, une femme. Alors ça fonctionne aussi avec les hommes, que l’on appelle aussi des ambitieux, seulement pour ça il faut que le directeur visé soit homosexuel ou bisexuel. Parce que s’il n’aime pas se faire astiquer flatter par un homme ça ne marche pas. Visiblement chez nous il n’y a que les ambitieuses qui ont leur chance.

    Chaque chose en temps, on commence doucement à diversifier les cultures et les origines au niveau du personnel, alors pour les LGBT hommes, il faut encore patienter. Cela fait plus de 10 ans que je travaille dans cette merveilleuse entreprise, et la diversité des origines a commencé par le recrutement des Bretons ! Ce dont d’ailleurs je les remercie, car grâce à ce plan d’insertion du peuple Breton, vu par les Parisiens comme une civilisation bourrée au chouchen du matin au soir, puant la marée et baragouinant un dialecte de druide, j’ai pu obtenir un poste au sein de cette prestigieuse entreprise. Moi qui craignais d’être obligée d’ouvrir une énième crêperie dans le Marais pour subvenir à mes besoins. Mais ouf…Grâce à ce plan, nous sommes une petite dizaine à être capable aujourd’hui d’acheter nos crêpes et nos artichauts sans avoir à les faire ou à les cultiver nous-même.

    Revenons-en à nos ambitieuses. C’est donc, majoritairement une femme, mariée, veuve, divorcée ou vieille fille célibataire. Peu importe, car j’ai pu remarquer que cela n’avait aucune importance. Avec ou sans enfants non plus d’ailleurs. L’ambitieuse ne s’encombre pas de son état civil au bureau. Elle peut cocher la case mariée sur sa déclaration d’impôt, et faire tomber sa petite culotte d’un bureau à l’autre selon l’évolution de l’organigramme. En plus grâce aux drives pour les courses, plus besoin d’aller perdre son temps au rayon boucherie de chez Intermarché. Deux clics, une fessée et le tour est joué ! Il lui suffit d’ouvrir son coffre comme elle ouvre sa bouche son cœur. À la seule différence que pour les courses, elle n’est pas obligée de se mettre à genoux.

    Chez nous, certaines sont plus discrètes que d’autres. Mais dans l’ensemble, elles sont toutes identifiables.

    Voici quelques indices pour les repérer (liste non exhaustive, pouvant évoluer en fonction des envies et des besoins du Directeur en place) :

    • Elles portent des jupes aussi courtes que leurs dents sont longues. Pas besoin de coup de vent pour dévoiler la couleur de leur dentelle. Il leur suffit de marcher, ou de se pencher de quelques degrés pour laisser deviner leur épilation intégrale. Mais attention ! Cette tenue n’est réservée que lors de la présence du Directeur ciblé. En cas d’absence de ce dernier, vous aurez le droit à la tenue dite « Sportwear ». D’ailleurs, ça me fait toujours sourire de voir des collègues habillées en tenue sportive et décontractée, alors qu’à les regarder on peut très clairement deviner que le seul sport qu’elles pratiquent c’est, la chasse à l’homme pour certaines, et courses à la dernière religieuse au chocolat à la sortie du bureau, avant la sortie des écoles, pour d’autres. Perso, je suis une athlète de haut niveau en ce qui concerne la chasse aux kinders. Mais moi au moins je ne fais semblant en portant des leggins et des baskets de running.

    •  Elles sont toujours, derrière le cul dudit Directeur. S’il va se prendre un café, elles vont se prendre un café. Elles marquent leur territoire aux yeux de toutes les autres ambitieuses qui penseraient, ne serait-ce que furtivement, à se placer. S’il va aux toilettes, elles y vont aussi. On ne sait jamais, si Monsieur le Directeur rencontre des difficultés avec sa braguette. Elles se savent expertes en la matière et sont toujours prêtent à rendre service ! De vraies Scouts, service en nature.   

    • Elles restent tard. Enfin tard, chez nous ça veut dire 18h. Mais bon quand on arrive à 9H45, avec une pause déjeuner de 2 heures et une trois pauses café de 30 minutes chacune l’après-midi, 18 heure c’est long. Après, je dois avouer que certaines ambitieuses ne regardent pas à la montre. Ça il ne faut pas dire. Certaines savent ce qu’elles veulent. Il est arrivé d’en retrouver une ou deux dans les bureaux à 20h passé. Je remercie au passage les femmes de ménages pour leur indiscrétion et leur café-potin du matin. Ou encore mieux, que certaines, bien accompagnée (vous l’aurez compris), déclenchent l’alarme anti-intrusion du bâtiment. Parce que bien évidemment, ambitieuse ne veut pas dire futée non plus… Non mais honnêtement, quelle idée de venir se faire culbuter augmenter, en dehors des heures d’ouvertures d’un bâtiment sous alarme ! Parfois on se dit qu’elles feraient mieux de se remplir la tête plutôt que de se faire remplir le …* (indice : mot de 3 lettres, qui lu à l’envers donne le prénom Luc).

    • Elles portent des collants opaques et ultra-résistants. Opaques pour cacher les bleus et les brûlures aux genoux. Malheureusement, pour elles les bureaux ne pas encore équipés de petits coussins de protection à mettre par terre pour leur permettre de réaliser des mouvements de va et vient sans s’égratigner sur la moquette. On se demande bien pourquoi d’ailleurs, depuis le temps que cette pratique existe. Nous qui sommes entouré d’ingénieurs, il n’y en pas un seul qui a eu la présence d’esprits de filer chez Gifi pour rapporter des petits coussins. C’est bien la peine de faire des études et de se croire le roi du monde, si un truc au bête ne percute personne. Mais bon passons.

    Et ultra-résistants parce que ça évite que le collant craque ou ne file trop facilement quand elles se le fond arracher rapidement entre deux réunions. Les plus entrainées, d’ailleurs, portent des bas. Elles ont compris que pour passer d’un Directeur à l’autre dans la même journée sans se faire griller, il valait mieux s’assurer que l’entre-jambe ne porte pas de trace de passage du précédent. Une petite culotte de rechange suffit ! Pas de trace, pas d’odeur, on change de Directeur ! Je peux avouer que dit comme ça c’est un peu cru, mais les ambitieuses n’ont pas le temps de se faire compter Florette et moi, comme je vous écris entre deux dossiers, deux lessives, deux découverts bancaires et deux ados affamés, je n’ai pas le temps vous faire de la poésie.

    • Elles évoluent plus vite qu’un Pokémon. En quelques mois, seulement, elles passent d’un poste à un autre, toujours un peu plus haut dans la hiérarchie. Il faut toujours garder sa petite culotte au nez et à la barbe de son Directeur. Elles changent de Direction, comme elles changent de Tampax, mais toujours pour un directeur plus haut placé que le précèdent. Elles passent rapidement au-dessus des gens compétents ayant fait des années d’études pour le poste qu’elles finissent par occuper. Bon pour ce point, ce n’est pas toujours le cas. Il existe un autre type d’ambitieuse. On les appelle les assistantes. Elles gardent le même poste mais change d’amant de Directeur sans avoir à faire semblant de postuler. C’est une tâche attribuée qui doit certainement faire partie de la liste non exhaustive de leur contrat de travail. Je les plains un peu. Ça ne doit pas toujours être facile à avaler à accepter quand on se retrouve avec un Directeur au physique se rapprochant plus de Depardieu en fin de carrière (soit maintenant), que d’un Robert Downey Jr ou d’un Brad Pitt. Bon, chez nous elles ont de la chance, les Directeurs ont tendance à être jeunes et sexy.

    Comme je l’a déjà écrit, dans un autre texte, je les admire quelque part. Non, mais vous avez sans doute déjà essayer d’enfoncer une banane entière dans votre gorge ? Perso, arrivée au tiers moi je m’étouffe, j’ai l’impression que je vais vomir. Elles non ! Et vas-y que je te gobe tout ça sans broncher ni verser une petite larme. Avouez les filles ! Vous aussi vous avez déjà versé votre petite larme et ce n’était pas dû à l’émotion !

    En plus elles ont des mâchoires extensibles à l’infinie. Rien qu’en croquant dans une pomme je suis capable de choper une crampe à la mâchoire, alors qu’elles, pas du tout. Elles sont capables d’ouvrir grand la bouche et rester comme ça pendant minutes entières et plusieurs fois par jour. On dirait des requins pèlerin. Moi à chaque fois je crains que ma mâchoire ne se referme d’un coup, suite à une douleur fulgurante de mes zygomatiques. Alors forcément quand j’ai peur que ça m’arrive, j’imagine le drame que cela provoquerait, et là forcément ça me fait rire. Du coup je m’étouffe, je bave, ce qui me fait encore plus rire… n’est pas suceuse dévouée qui veut !

    Dernier point d’admiration pour ces ambitieuses. Leur capacité pulmonaire. Elles devraient s’inscrire à des concours d’apnée. En plus l’avantage, c’est qu’elles n’ont visiblement pas peur des profondeurs. C’est incroyable, le temps pendant lequel elles peuvent rester bouche ouverte et obstruée par une excroissance jouant les marteaux piqueux dans leurs gorges, sans manquer d’oxygène ni faire de malaise. Moi déjà quand j’ai une narine sur deux de bouchée, j’ai l’impression d’étouffer et je me sens obligé de vivre la bouche ouverte pour respirer, mais là encore, elles, comme si de rien n’était. Comme si elles étaient capables de respirer par un autre orifice que leur bouche.  Elles doivent avoir un deuxième larynx à la place du sphincter.

    Quoi qu’il en soit, en ce qui me concerne, et n’ayant pas de Directeur, mais une directrice non LGBT (moi non plus, mais j’aurais éventuellement pu faire un effort en cas de négociation), je vais devoir vous laisser, parce que j’ai quelques dossiers à boucler si je veux justifier mon salaire et espérer une promotion.

    GwenAlices

    À la veille de son licenciement…