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Le temps
- Le 23/07/2025
Parfois il faut savoir prendre le temps de se laisser le temps, de mettre le temps sur pause !
Cette phrase vous fait mal à la tête ?
Alors reprenez le temps de la lire et de la relire.
Le Temps…
Il partout et nul part à la fois. Il nous passe dessus et nous traverse comme un fantôme, sans que nous nous en apercevions.
On n'en prend conscience lorsque nous réalisons que nous l’avons perdu, que nous n’avons pas su le prendre, et que nous ne l’avons plus.
Jour après jour, nous attendons d’avoir du temps devant nous.
Du temps pour faire, pour dire, pour agir ; sans même nous rendre compte, que ce temps que nous attendons est déjà derrière nous.
Demain, hier, plus tard ...
Et Maintenant alors ? Qu’est ce qu’on en fait ?
Et bien Maintenant, on le regardera quand il sera devenu hier, ou dans 2 heures.
« Maintenant » on s’en inquiétera quand il sera trop tard pour profiter de lui.
Parce que trop occupé à s’épancher sur ce bout de temps perdu, c’est encore un Maintenant que nous laissons passer.
Ce Maintenant, qui a le pouvoir de nous libérer de nos inquiétudes pour un Après qui n’existe pas encore ; de nous soulager d’un Hier que l’on refuse de laisser partir.
Ce Maintenant unique et éphémère, qui le pouvoir de tout changer, parce qu’il est la clef de nos « après » et qu’il est notre futur « hier ».
Moi le temps, je l’ai laissé filer pendant longtemps… trop longtemps. Attendant le bon moment qui n’est jamais venu. Attendant d’avoir suffisamment de temps pour me poser, et profiter de lui. Pour le laisser me prendre par la main et me guider, sans penser à Après, et en oubliant Hier.
Mon temps je l’ai donné à des personnes qui ne le méritaient pas, et je l’ai fait perdre a des personnes qui ne le méritaient pas non plus. C'est comme ça !
J’ai joué avec lui, persuadée de pouvoir gagner sa course. De pouvoir déjouer ses pièges, de le faire ralentir, voire de le mettre en pause. Comme si le Temps allait m’attendre.
Et puis, chaque fois j’ai perdu. Chaque fois il m’a rappelé qu’il est seul Maître à bord. Que qui que nous soyons, c’est lui qui décide de Quand !
Qu’il s’agisse de guérir nos blessures, de nous apporter des réponses, ou donner la vie puis de la reprendre, c’est lui décide.
Alors à toi, mon Temps si précieux !
Je prends le temps de te vivre là maintenant. De profiter de cet instant que tu m’offres. Juste toi et moi, avant de te perdre pour toujours...
GwenAlices ... Un jour de pluie, un jour de bain... Un jour pour elle !
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LinkedIn, le réseau social de tous les faux culs (pour être polie) !
Vous aussi vous avez un compte LinkedIn ? Bah oui, évidemment. Tout comme moi.
Et pourquoi nous avons un compte LinkedIn ? Un compte sur un réseau social dont le nom est imprononçable.
Parce qu’aujourd’hui si on veut une chance de décrocher une augmentation, une promotion ou un job, il nous faut un compte sur LE réseau social professionnel dont le nom est imprononçable et dont l’orthographe se vérifie sur Google !
LinkedIn, c’est le réseau social où il faut être ! C’est le seul réseau social qui, aujourd’hui est toléré par les employeurs. Et je les comprends, c’est le seul sur lequel on ne peut pas les critiquer !
Nous sommes dans une époque, durant laquelle nous nous sentons obligé de mettre nos comptes Facebook et instagram en compte privé pour s’assurer de ne pas publier une photo, une idée, une blague, ou toute publication qui nous détend sur l’instant, ou qui tout simplement nous fait marrer. Et pourquoi ? Pour que notre responsable, notre directeur ou nos RH ne puissent pas y avoir accès pour s’en servir contre nous.
Heureusement que nous sommes dans un pays de liberté de pensée et d’expression ! Sauf que ce qui est valable dans la constitution des droits de l’Homme, ne l’est visiblement pas dans les droits d’être Homme et salarié.
Aujourd’hui si nous voulons une chance de payer nos factures et de remplir notre frigo sans faire l’aumône le 10 du mois, il faut cacher qui nous sommes, pour exposer qui l’on veut que nous soyons (les employeurs).
Et dans un même temps nous nous sentons obligé de nous créer un compte LinkedIn, avec une belle photo de profil professionnel, digne d’une campagne électorale, alors que sur Facebook on tire la langue avec un filtre d’oreilles de chien.
Nous remplissons assidûment toutes les cases d’un pseudo CV que personne ne lira, mais surtout nous likons des publications dont on se fout royalement.
Comme par exemple :
« Erik suceboule a publié : L’entreprise Eco-pétrole est fière de vous annoncer la réception du chantier de travaux de rénovation de la station de l’air de pur. Ce projet à pu voir le jour grâce à l’intervention des entreprises « goudrons du Sud » et « bitume du Nord ». C’est avec une grande fierté qu’à partir du 1er avril prochain, nous vous accueillerons, vous et votre SUV, dans un espace convivial et chaleureux, entre deux autoroutes, une casse automobile et en bordue d’une zone industrielle, pour vous apporter le meilleur de notre savoir faire. Une zone fumeur dans un cadre forestier vous est réservé, ainsi qu’un stand de produits ultra-transformés sera mis à votre disposition pour des prix 25% plus haut que la normale. #fier #eco-petrole #corporate #lavenirestdansleplastique #ecolo_pour_la_vie_mais_seulement_les_samedis_dimanches_et_jours_fériés
Alors que sur notre compte facebook, nous prônons le bio et bon, et que nous nous faisons un décompte du nombre de jour que nous avons passé sans fumer. Mais ça c’est tabou ! Parce que nous savons bien que si la DRH d’éco-pétrole découvre ce contenu, elle va nous licencier pour incompatibilité d’humeur. Autrement dit, elle va nous dire que nous ne collons pas à la politique de l’entreprise.
Mais nous likons, parce que Erik Suceboule est prédestiné à être promu. En même temps, c’est normal. Il le mérite. Non pas, par ces compétences ni par la qualité ou la quantité de travail qu’il fourni. Non ! Ça non ! Parce qu’ Eric Succeboule, c’est un peu les alizées de l’Enterprise, le côté tropical en moins. Beaucoup de vent pour pas grand-chose. Mais, il a la grande qualité d’être le fils, ou le neveu, d’un ami du grand Directeur.
Alors oui on like. On like, parce que, je rappelle que nous avons des factures à payer et un frigo à remplir, et que nos dinosaures d’ado ne se nourrissent pas d’eau et d’air pur.
Et puis, LinkedIn est aussi un bon moyen de repérer les plus ambitieux.
Sur LinkedIn, il est facile de constituer une pyramide des catégories de lèches-culs.
- Ceux qui likent pour rien, juste parce que le créateur de la publicateur est un responsable, un Directeur, voire le PDG en personne. Bas de la pyramide !
- Ceux que likent mais, qui en plus commentent à coup de : félicitations ; bravo ; fière de faire partie d’une entreprise comme Eco-pétrole ! avec des smiley cœur et bravo. Bas de la pyramide + 1 niveau.
Il y a souvent une recrudescence au moment des entretiens individuels pendant lesquels nous allons être évalué et surtout, pendant lesquels nous allons « rapidement » nous expliquer que malheureusement cette année (encore) il n’est pas possible de nous augmenter.
Bah oui c’est la crise ! Une crise qui rapporte des milliards à nos actionnaires mais qui ne permet pas de récompenser les petites mains qui œuvrent chaque jour à faire entrer le fric dans les poches de ces mêmes actionnaires qui en ce moment même, sont en train de ce faire dorer la pilule au soleil.
- Ceux qui republient sans commenter ni liker. Eux, souvent sont ceux ont testé, les likes et les commentaires inutiles et qui ne savent plus quoi faire pour que leur Directeur se souvienne au moins de leur prénom. Bas de la pyramide +1,25 niveau (l’ascension est longue)
Puis il y a, mes préférés.
- Ceux qui likent, commentent et republient avec leur touche personnelle. Niveau 2 de la pyramide. Souvent ils viennent d’être promu responsable d’un service de 2 personnes dont eux. Niveau 2 de la pyramide (sur 20 mais ils ne savent pas encore).
Exemple :
Sonia lèchefions a republiée, une publication d’Erik suceboule, avec sa pensée du jour :
« Bravo à toi et à toute l’équipe étude RSE (Raison Supplémentaire d’Economiser). Quel beau travail ! Au nom de tous, la planète, la lune, les petits lapins et moi : Merci ! Grâce à vous Eco-Planete, belle et grande entreprise dans laquelle j’ai la fierté d’occuper le poste de réceptionniste depuis 10 ans (au smic pour 50 heures par semaine depuis le passage au forfait), va continuer de grandir et d’apporter sa contribution sur le marché du CAC40 ! #tropfiere #tropconne #petitschatstropmignons #aubordde lapression #echangelexomylcontremoname #unefellationcontreunepromo »
Inutile de vous préciser que Sonia lèchefions à mis la tasse au logo de l’entreprise, offerte par le CSE au Noël 2012, en photo de profil ! Sonia, fait partie de ces personnes qui envoie un mail à son responsable quand elle est part pisser et qui n’oublie pas de lui refaire un mail pour lui dire qu’elle est de retour (les mains propres), et donc totalement disponible en cas de besoin.
Mais voyez-vous, Erik et Sonia, n’ont pas encore réalisés, et peut-être ne le réaliseront jamais, que malgré tous leurs efforts, leurs likes, leurs republications faites les soirs en semaines après 23h ou les samedis dimanches et jours fériés, ne leur feront jamais obtenir, ni job, ni promotion et encore moins considération par ceux qu’ils considèrent, à tord, comme leurs supérieurs dans la vie.
Parce que malgré leurs années d’études, tous les diplômes, leurs expériences, et leur belle dévotion, ils ne seront jamais le trou du cul de fils, ou de neveux, de l’une des connaissances de la haute sphère de la Direction d’Eco-pétrole !
Moralité : Fait juste ton taff, prend ton salaire et rappelle toi qu’aussi grand puisse être un Directeur, s’il y a une chose qui nous replace au même niveau, c’est la gastro !
GwenAlices un dimanche long et chiant, prête à tout pour faire semblant d’être active, même à regarder son compte LinkedIn (mais surtout celui des autres…)
Photo de la flemme prise dans la gelerie, mais digne d’une campagne électorale pour mon partie en cours de création DTALM (du travail avant la manche).
Kissous Love !
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la vie sur les réseaux sociaux
- Le 05/03/2024
Pour ma part, je suis arrivée assez tard sur les réseaux sociaux. C’est une amie de l’époque des balbutiements de Facebook qui m’y a entraînée. Je n’en voyais pas l’intérêt. D’ailleurs je n’avais pas de Smartphone. J’avais un téléphone portable pour appeler en cas de besoin et envoyer des textos à mes amies quand j’avais la flemme de passer plus de 20 secondes à parler avec un autre humain. Pendant longtemps j’ai fait partie des personnes qui arguaient que la vie sur les réseaux sociaux n’était que façade et tout aussi superficielle qu’une star de la téléréalité. Que c’était réservé aux personnes n’ayant pas de vie, cherchant à s’en créer une derrière un écran.
J’ai toujours aimé, l’adage Facebookien qui dit qu’être populaire sur les réseaux sociaux c’est comme être riche au Monopoli®. Même si je le pense encore, depuis le temps que je suis moi-même sur les réseaux, je peux assurer que cet adage ne reflète pas totalement la réalité. Si la popularité y est aussi éphémère qu’inutile dans la vie réelle, et qu’elle ne sert en règle générale qu’à flatter l’égo, parfois il vaut mieux se créer des liens virtuels plutôt que des liens avec des personnes, en chair et en os, que l’on croise tous les jours.
Evidemment, les réseaux sociaux ne sont en aucun cas la vraie vie, et ne caractérisent en rien une personne dans son entièreté. Il faut bien admettre qu’ils favorisent le harcèlement, la pornographie malsaine, et contribuent à la déficience mentale. Comme toute chose, il y a du bon et du mauvais. Mais n’oublions pas que ce ne sont pas les réseaux qui harcèlent et font du mal, mais les personnes qui les utilisent.
À l’image d’une arme à feu qui sans une intervention extérieure ne peut appuyer seule sur sa gâchette, les réseaux sociaux peuvent être une arme de destruction psychologique et neurologique, si une personne mal intentionnée décide de s’en servir pour lâcher sa frustration et sa bêtise, ou si nous faisons le choix de scroller sur TikTok plutôt que de lire un bon livre.
Cela dit, il y a des vérités qu’il nous faut bien admettre. Les réseaux sociaux peuvent faire du bien, et aider beaucoup de personnes. Qu’on se le dise, ils ont de bons côtés !
Pour commencer, grâce à eux il y des gens qui nous souhaitent notre anniversaire. Alors certes, la plupart du temps ce sont des gens que nous ne connaissons pas, et dont on redécouvre l’existence chaque année, mais ça fait toujours plaisir. Plus besoin d’avoir une grand-mère qui rappelle aux membres de la famille que c’est notre anniversaire et qu’il ne faut pas oublier de nous appeler ou de nous envoyer un message. Les réseaux sont devenus la mamie anniversaire ! Ce qui dans un sens n’est pas plus mal, dans la mesure où Facebook n’est pas touché par Alzheimer, et qu’il ne nous confond pas avec un cousin ou une cousine. Ce qui est toujours un peu vexant, surtout quand la cousine en question est aussi conne qu’un bovin en bord de route. #vécu !
Ils permettent aussi d’espionner son ex, ou son crush, grâce à des faux comptes. Ou pire ! Le crush de son ex ! Mais là c’est un niveau d’espionnage qui demande une certaine expérience, et une grande dose de pschychopathie. Avouons tout de même qu’il est plus simple de pister la vie de ses ex derrières un écran, avec un faux compte que de se déguiser en Colombo et d’emprunter la voiture d’une copine pour aller suivre cet ex et sa nouvelle pouffe.
Ils permettent également, aux déprimés d’exprimer leurs frustrations face à une vie qui s’acharnent sur eux, malgré tous leurs efforts pour se sortir de leur dérive (sans amour, sans argent et sans amis), à coup de « Oui, Mais… », ou bien « ce n’est pas de ma faute, c’est l’autre le con », « De toute façon c’est toujours tout pour les autres, et jamais rien pour moi ». Alors surtout ne jamais leur donner de conseils ou même un début de solution. Ils n’en veulent pas ! Ces victimes de la vie ne demandent qu’à être plaintes, et à se sentir soutenue dans le malheur. Quoi que vous puissiez leur dire, l’univers conspire contre eux. Parce que tout le monde sait bien que l’Univers n’a que ça à foutre. Souvent ces personnes ont une devise, qu’ils publient une à deux fois par mois qui est : Marre de cette vie de merde !
Sans oublier les suicidaires du dimanche, qui ont l’occasion – unique tout les quinze jours - de lancer un appel au suicide avec une petite publication, comme par exemple : « Fatigué de me battre, toujours pareil, autant en finir une bonne fois pour toutes ! Adieu ! », ou j’aime bien celle-là aussi « Quand j’aurais fait une connerie et que je ne serais plus là, pas la peine de venir chialer » Et 1 semaine plus tard ils publient une phrase philosophique comme : Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort ! Bon, ce qui nous fait dire que finalement ils respirent encore. Heureusement qu’ils ne se suicident que sur les réseaux, parce que s’ils tentaient de se suicider deux fois par mois dans la vraie vie, ils s’apercevraient rapidement que le nombre de chance est plus limité ! Et puis ce serait dommage de ne pas se louper, parce qu’une fois la mission accomplie, c’est difficile de compter ses likes depuis les étoiles et les nuages. D’ailleurs je trouve toujours malsain et assez ironique de lire ce genre de message et de voir des mentions « j’aime ! » en dessous de la publication. Personnellement je serais hyper vexée ! Je suiciderais mes amis …
Au-delà de tous ces exemples, j’ai aussi compris que pour certaines personnes, les réseaux sociaux sont un excellent moyen de maintenir un lien social avec d’autres humains. Tout le monde n’est pas considéré avec le même égard dans la vie réelle. Les gens sont tous différents. Par exemple, il y a les caractères forts qui, volontairement ou non, évincent les caractères plus réservés, que ce soit au bureau ou en soirée. Les beaux, les minces, les sportifs, qui selon les critères de beauté actuelles, sont plus populaires, plus écoutés et bien plus pris en considération, que les moches, les gros, les maigres, les intellectuelles ou encore les geeks.
Dans la vie réelle il y a des écarts visibles entre les personnes. Pour autant les moins populaires, les moins confiantes, ou les moins expressives, ont aussi des qualités. Elles n’ont simplement pas l’occasion de les montrer et de les exprimer dans un environnement, ou face à des personnes qui ne le leur permettent pas.
Les réseaux sociaux offrent un pied d’égalité.
Les timides, les introvertis ou encore les gens qui n’ont pas suffisamment de confiance en eux pour s’exprimer et partager des idées ou exposer leur talent avec des gens en chair et en os, peuvent le faire au travers de forum, ou de groupes dédiés à leurs arts et à leurs centres d’intérêt. Les réseaux sociaux offrent la possibilité de créer des liens avec des personnes qui partagent les mêmes passions ou les mêmes profils de personnalités. Cela permet de se sentir accepter, compris, et de combler le besoin d’appartenance à un groupe.
Les platistes peuvent se prouver entre eux que la terre est plate et qu’un mur de glace gardé par des extra-terrestres nous séquestrent sur la planète Terre, sans passer pour des complotistes. C’est pratique.
Mais plus particulièrement ce sont aussi ces réseaux qui peuvent apporter beaucoup aux personnes malades. Cela leur permet de communiquer avec des personnes qui les comprennent vraiment. Alors qu’ils doivent prendre sur eux au quotidien pour minimiser l’inquiétude de leur entourage, là, ils peuvent s’ouvrir totalement et exprimer leur ressentis, leur peur, trouver du réconfort, de l’espoir, et partager leur expérience en restant eux-mêmes, et en se sentant compris et soutenus.
Les réseaux, permettent aussi aux familles de rester en contact. Les personnes qui vivent loin de leurs proches peuvent, grâce à eux, partager des moments de vie, voir grandir leurs petits-enfants, ou rassurer leur entourage pendant leurs vacances, au fin fond de la jungle Amazonienne.
Bon et puis ça permet aussi de frimer en affichant son bonheur, avec des photos prisent sur les plages de Bora Bora avec sa moitié ultra canon, tout en sachant que la cousine Chloé qui touche le smic dans une boîte de merde et qui vient de se faire larguer, va tomber sur la notification de publication de ces photos, dès qu’elle ouvrira son portable dans l’espoir d’y voir apparaitre un message de son ex, revenant en la demandant en mariage. Double peine pour la cousine !
Tout au long de notre vie, nous faisons des rencontres et tissons des liens. Qu’ils s’agissent de collègues, de personnes croisées en vacances, ou en soirées. Avec certaines d’entres elles, il y a un tel feeling qu’il serait dommage de ne pas rester en contact et de se perdre de vue. De cette façon nous pouvons continuer à partager nos souvenirs ou nos péripéties par écrans interposés.
En parlant de partage, il ne faut pas oublier de mentionner les philosophes en herbe qui republient des dictons, adages et autres phrases profondes, sans contexte. Pour certains je me demande même s’ils en comprennent le sens véritable, surtout lorsque je lis « l’avenir appartient à ceux qui se lève tôt » ou encore « le travail c’est la santé » sur le mur d’une collègue qui débarque la bouche en cœur à 9h45 et repart à 17h après 2h de pause déjeuner le midi, 4 pauses café et 6 pauses clopes dans la journée. Parce ce qu’ils servent aussi à ça les réseaux sociaux. À se foutre de la gueule du monde en jouant les philosophes avec des phrases clichée.
D’autres peuvent s’en servir tout simplement pour promouvoir leur activité professionnelle, pour se faire connaître ou encore comme je le fais, divertir et se divertir en partageant des idées et en exprimant des pensées, ou comme j’aime le faire en exposant des vérités avec une dose d’humour et et beaucoup de cynisme.
Ah oui ! Et puisque nous parlons de vérités, les réseaux sont très utiles aussi pour les personnes en manque de créativité et de personnalité, qui peuvent briller en société en reprenant le contenu des autres…
Ils permettent aussi aux collègues jaloux et aux RH d’une entreprise de vous virer … mais ça c’est une autre histoire.
Tout ça pour dire (ou littéralement écrire), que les réseaux sociaux, s’ils sont bien utilisés, peuvent aider des personnes à différents niveau. Ils ouvrent des opportunités et offrent des occasions de d’apprendre à connaitre des gens que nous n’aurions jamais eu la chance de rencontrer dans la rue, ou au cours d’une soirée célibataire chez la cousine Chloé.
Il y a encore quelques temps de ça, environs deux ans, j’étais persuadé que les « amis » virtuelles étaient des billets de Monopoli®. Fictifs et sans valeurs. Rien de sincère, pas de liens réels, et pas d’amitiés profondes. L’expérience m’a démontrée le contraire.
Pour être honnête 80% des gens qui me suivent sur les réseaux, sont personnes avec qui je n’ai pas de réelles interactions dans la vie. Ce qui nous laisse 20% de personnes a qui j’ai déjà fait la bise au moins une fois, ou avec qui j’ai partagé une soirée, un lit, un dîner ou encore un bureau. Des personnes avec qui j’ai partagé des années de ma vie, que ce soit au travail ou dans la vie privée et intime. Certains partagent même mon arbre généalogique. Et pourtant, sur ces 20%, moins de la moitié sont des personnes sur qui je peux compter.
La majorité des personnes les plus sincères, qui me soutiennent que ce soit dans mes projets professionnels ou personnels, la maladie, ou dans mes délires ; Les personnes bienveillantes, loyales et qui connaissent mes goûts et mes passions, sont pour beaucoup des personnes faisant partie des 80%. Des personnes que je n’ai jamais rencontré, ou très peu, et qui ont rejoint mes réseaux, soit grâce au partage de mes textes ou de mes vidéos, ou encore de mes publications, par l’un de leurs amis. Des gens que je n’aurais pas eu l’occasion de croiser en dehors d’un réseau social, et qui pour autant, m’apportent, m’apprennent et me soutiennent.
Evidemment, dans les 20% j’ai fort heureusement pour moi des personnes que j’ai côtoyées, et que je côtoie encore en réel, sont des amis plus qu’infaillibles, et qui me sont précieux.
Je profite de traiter de ce sujet aujourd’hui, pour remercier les personnes formidables, justement rencontré ou retrouvés sur les réseaux, qui ont su et savent, se montrer présents et bienveillants dans les moments particuliers. Des personnes qui aujourd’hui font parties de mon entourage. Parmi eux, il y en a que je n’ai jamais rencontré, que je ne rencontrerais probablement jamais pour certains, pour d’autres c’est sûr que l’on créera l’occasion. Il y a aussi des personnes perdues de vue depuis une vingtaine d’année voire une trentaine. Des anciens collègues, des amis d’enfance…
Loin de celle qui, il y a quelques années, était persuadée que les seules les interactions physiques avaient du sens ; aujourd’hui je sais que ce n’est pas le cas.
Voici ce que les réseaux m’ont appris. Qu’il n’est pas nécessaire de partager un café, un repas, un apéro ou un week-end avec quelqu’un pour créer un lien réel, sain et bienveillant. Que des personnes bien plus sincères peuvent se trouver derrière un écran, que ceux que l’on peut retrouve autour d’un verre une fois par semaine après le travail depuis des années.
Les réseaux sociaux ne remplaceront jamais, une bonne soirée raclette et un bon vin (ou des) avec de véritables amis, mais ils sont eux aussi une bonne façon de faire de belles rencontres et pour certains de se sentir moins isolés dans un monde qui ne les comprends pas toujours.
Je pense notamment aux collectionneurs de maquettes en allumettes, aux pécheurs de truites, ou aux fans d’ornithologie … bénis soient les réseaux !
GwenAlices un jour de transition entre son ancienne vie et sa nouvelle vie !
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L'amitié au fil des âges
- Le 18/11/2023
L’amitié à 2 ans, c’est regarder dans la couche des autres pour voir ce qui s’y trouve, un peu comme un calendrier de l’avent, chaque couche à sa surprise. C’est voler le bout de biscuit à la cuillère tout mou et rempli de bave de son camarade. C’est aussi tirer sur le pot de l’autre, pendant qu’il essais de faire popo au milieu de la pièce. C’est voler le doudou des autres. C’est partager ses gastros et sa morve au nez. C’est aussi chercher les absents, parce que d’habitude ils sont là pour nous accueillir, à coup de bisou ou à coup de baigne, peu importe ils sont là et c’est rassurant.
L’amitié à 5 ans, c’est partager son goûter et voler celui des autres, c’est faire des bisous comme les grands parce que l’on est amoureux. C’est partager ses poux en plus de ses gastros et de sa morve au nez. C’est découvrir que nos slips ne contiennent pas tous la même chose. C’est aussi faire des concours à celui qui chiale le plus fort, pour un crayon vert ou une gommette. C’est aussi demander toute la journée pourquoi les absents ne sont pas là. Mais c’est surtout retrouver les absents de la veille avec de gros câlins pour leur dire : tu m’as manqué. !
L’amitié à 16 ans, c’est parler entres copines des plus beaux garçons du lycée, et entre copain de la fille qui a les plus gros seins. C’est s’envoyer des photos débiles, critiquer ses parents, se plaindre de devoir ranger une chambre qui nous ait mise à disposition gratuitement, et faire semblant d’adorer les autres alors qu’on les jalouse du plus profond de notre être. Mais surtout c’est critiquer les absents.
L’amitié à 20 ans, c’est de se retrouver en boîte avec une bande de potes, de se saouler au whisky coca ou à la vodka redbul. C’est partager les secrets des autres, coucher avec l’ex de sa ou de son meilleur(e) pote. C’est se faire friendzoner par l’amour de sa vie, ou encore croire à l’amitié For Ever. C’est ne pas répondre tout de suite à une invitation en soirée, et attendre de savoir si on a un meilleur plan. Mais c’est aussi, et encore, critiquer les absents.
L’amitié à 30 ans, c’est organiser des mariages. C’est passer des soirées avec des couples d’amis et éviter les célibataires devenus sans intérêt et surtout bien trop dangereux. C’est organiser des week-ends ou des vacances trop cool avec des potes, pour finalement rester chez soi parce qu’au moment de payer la réservation, plus personne n’est disponible. C’est être très créatif quand il s’agit de se désister d’une soirée au dernier moment, parce que boire ou conduire il faut choisir, et que boire ca reste plus sympa que de conduire. C’est organiser des soirées raclettes et remercier le ciel d’avoir encore des potes qui supportent nos morveux. Sans oublier l’animation principale, celle qui nous rassemble tous : critiquer les absents.
L’amitié à 40 ans, c’est fêter des divorces, se conseiller des cures détox et s’envoyer des photos de nos cuits vapeur trouver sur le bon coin. C’est se motiver à sortir pour trouver une personne avec qui partager son lit, et son loyer. C’est se plaindre de nos ados, de nos collègues et de notre patron autour d’une bouteille de vin rouge (ou deux). C’est aussi s’organiser des soirées apéro dinatoire et vite se rappeler que l’on a plus 20 ans. C’est encore et toujours critiquer les absents, tout en ayant compris que nous non plus, nous ne sommes pas présents à toutes les soirées…
L’amitié passé 40 ans, c’est échanger 275 messages avant de trouver une date compatible avec le planning de chacun. S’envoyer un message le 13 pour confirmer que le restaurant c’est bien le 28. C’est recevoir un message pour dire que non c’est le 30. C’est vérifier son agenda et se rendre compte que ce n’est ni le 28 ni le 30 mais le 23. C’est revérifier l’agenda de tout le monde et prier pour personne n’ait à garder ses petits enfants ou allez chez son rhumatologue. C’est se partager les meilleures astuces pour les plans épargne retraite, c’est comparer les devis pour faire isoler son garage et se raconter les détails du fonctionnement du kit de dépistage du cancer colorectal ! C’est critiquer les absents autours d’un perrier citron, parce que c’est la semaine et que le lendemain on se lève, et que l’on plus 30 ans.
Je ne sais pas vous, mais moi j’ai hâte de vivre des amitiés d’octogénaire en EHPAD, à organiser des courses de fauteuils roulants, des concours du premier qui meurt, perd. On se réunira à la cantine pour élire le petit vieux qui aura rempli le plus de couches sur la semaine, celui qui se sera le plus chier dessus pour emmerder le personnel. Nous attendrons ensemble la visite de nos enfants et de nos petits-enfants qui ne viendront pas, puisque ce ne sera ni noël ni leur anniversaire. On se souviendra ensemble de notre jeunesse passée si vite… trop vite. Et l’on terminera nos phrases avec des : ah si j’avais su… Et puis évidemment on critiquera les absents, partis trop tard à notre goût. Les chieurs, les emmerdeurs qui piquaient les compotes à la cantine. Les veilles peaux, il était temps ! Mais aussi ceux qui partiront toujours trop tôt à notre goût… Nos amis, ceux qui nous refilaient leur compote en douce. Ceux qui trouvaient toujours la dernière pièce du puzzle, ceux qui aidaient à passer le temps, en attendant des visites, une lettre, un coup de fil qui n’arrivent jamais. Ceux qui finalement étaient devenu bien plus que des amis. Ils étaient nos repères, notre famille. Les salops !
C’est tout ça l’amitié. S’aimer, se détester, se critiquer, s’engueuler, se réconcilier, se soutenir… Mais finalement, c’est surtout une famille que l’on se compose au fil des ans. L’amitié est un cadeau précieux, un lien qui réconforte et qui fait que jusqu’au bout, quoiqu’il arrive, nous ne serons pas seuls.
On a les amis que l’on mérite dit -on. Alors pour ma part, je ne sais pas ce que je mérite vraiment. Tout ce que je sais, c’est qu’aujourd’hui, j’ai des amis qui valent de l’or.
Alors à vous, mes amis, je ne vous le dis pas assez souvent, je ne vous le montre pas suffisamment, mais sachez… que je vous aime…
GwenAlices… Entre deux cartons de déménagement, la veille d’une nouvelle aventure de vie trop géniale !
PS : On ne s’emballe pas à la lecture de ce texte, même si je vous aime (pour certains), je vais continuer de jouer mes fières et de faire comme si rien ne m’atteint. Je ne vous dirais jamais que vous allez me manquer, et que toutes ces années passées avec vous, ont été merveilleuses.