GwenAlices
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  • Les petits déjeuners en entreprise

     

    Avez-vous déjà participé à un petit déjeuner organisé par des collègues, pour leur anniversaire ou la naissance de leur progéniture ?

    Si vous n’avez pas de collègues suffisamment généreux pour ça, en ce cas je vous invite à le faire vous-même. Ramenez donc un petit déjeuner à vos collègues, et observez.

    Rassurez-vous, il est inutile de rapporter autant de pains au chocolat que de croissant et de pain aux raisins que vous avez de collègues. D’autant plus si ce n’est pas monnaie courante dan votre entreprise, le peu que vous ferez sera toujours plus que ce qui aura été fait.

    Petite astuce de radin : Organisez votre petit déjeuner à 10h. De cette façon la plupart de vos collègues seront en réunion, ou pour d’autres, pas encore arrivé.

    Autre astuce de bon sens : Achetez en quantité décroissante : pains au chocolat, pains aux raisins et croissants.  Les croissants sont les moins appréciés. Ce sont toujours les croissants que l’on retrouve desséchés le lendemain matin sur la table dudit petit déj. Oui, parque que pour info et par expérience, personne ne finira le dernier croissant pour ne pas avoir à ramasser les miettes et à nettoyer la table.

    Vous verrez au moment du dernier croissant, vos collègues vont retrouver leur âme d’ado. Comme eux, ce sont les plus faignants qui quittent la table en premier. Si les ados trouvent l’excuses de devoir aller aux toilettes, les collègues c’est pour un dossier imaginaire.  Ils vous feront croire que c’est par conscience professionnelle, et qu’ils sont débordés, mais ils craignent surtout que quelqu’un ait un élan d’énergie, et se mette à ranger les tasses et à épousseter la table, en s’attendant à ce que les autres suivent le mouvement.

    Autre astuce, toujours pour les radins, ou pour tous ceux qui se sentent obligé d’organiser ce genre de petit déj, parce qu’ils n’ont pas la chance de souffler leurs bougies en août quand les bureaux sont déserts, je vous conseille d’acheter des mini-viennoiseries. Ça vous coûtera moins cher. Et pour les plus radins ramenez des chouquettes ! cela vous reviendra encore moins cher. Vous serez de toute façon toujours moins radin que le collègue qui se goinfre sans jamais participer à quoique soit. Alors déculpabilisez !

    Pendant les petits déjeuners, les gens se détendent, c’est le but me direz-vous, et les viennoiseries ont le pouvoir de faire oublier les bonnes résolutions.

    Nous avons déjà abordé le sujet dans un texte précédent, il y a autant de collègues que de caractères et de personnalités.

    Et les petits déjeuners ont la magie de faire ressortir une part de chaque trait de caractère.

    Nous retrouvons donc à coup sûr, le sans gêne. Lui c’est celui qui tape dans le lot de mini-viennoiseries avant même que tout soit en place. Alors je prends l’exemple des mini viennoiserie parce que je pars du principe que vous êtes radin, mais pas trop. Une façon de couper la poire en deux. Vous pourrez donc observer le sans gêne, se servir au passage, en faisant semblant de s’intéresser à ce qui se passe autour de lui, et plus précisément aux alentours de la table de petit déj, pendant que ses collègues sont en train de préparer l’arrivée des autres et de tout mettre en place. Souvent c’est le même collègue qui lance des blagues potaches à base de jeux de mots que lui seul ne comprend. Et quand tout le monde sera arrivé et rassemblé pour démarrer la petite sauterie, vous pourrez l’entendre dire quelque chose comme : « Bon bah ... on y va alors ! je me lance, je commence ! »

    A ce moment-là, je vous souhaite d’avoir une Gwen dans vos collègues, pour lui rappeler qu’il y a un pain au chocolat et un pain aux raisins qu’il a commencé et qu’il s’est lancé ! Souvent ça calme et ça fait redescendre sur terre. Bon ça vexe aussi un peu… Mais toujours moins que les silences qui se font entendre à chacune de ses blagues. Alors dites-vous qu’il a l’habitude d’être vexé, et déculpabilisez !

    Ensuite il y aura toujours un collègue, ou plus souvent une collègue, pour dire le fameux :

    « Bon allez ! Exceptionnellement … Je me laisse tenter ! », pour finir pas s’engloutir, exceptionnellement, un petit pain de chaque sorte présente sur la table, et qui repartira avec le dernier mini pain au raisin du paquet pour patienter jusqu’à midi. Les pains au chocolat ayant tous été engloutis (voir astuce n°2).

    Il y a des exceptions qui sont relativement régulières chez certaines personnes. Tenez-moi par exemple, régulièrement je prends exceptionnellement un verre de vin (ou deux, ça dépend de la taille du verre). Il a des gens qui, en revanche, ont bien compris le concept de l’exceptionnel. J’avais une collègue qui, les jours de petits déjeuners, arrivait exceptionnellement à l’heure au bureau. Comme quoi ! La magie des viennoiseries sans doute…

    Il y aura aussi forcément le collègue, ou pire la collègue énervante, grande, mince et élancée, qui mange, ou plutôt dévore, tout et n’importe quoi en quantité gargantuesque sans prendre un gramme. Mais je propose de ne pas parler de ce genre de collègue. Je trouve qu’ils gâchent suffisamment l’ambiance comme ça avec leur métabolisme parfait ! 

    Pour contre balancer avec le puit sans fond au corps parfait, il y a le collègue dit « raisonnable ». Celui qui ne mange jamais rien en dehors des repas. Peu importe ce que vous lui proposez, il ne craque pas. C’est comme s’ils étaient hermétiques à la tentation. J’ai croisé des collègues comme ça qui ne mangeaient rien aux petits déjeuners entre collègues, parce que ce n’était pas leur heure de manger. Ils me rappellent les petits vieux, dans les EHPADs. Avant l’heure ce n’est pas l’heure, après l’heure ce n’est plus l’heure. Et entre deux compotes, hop, un tableau Excel et ils sont heureux. Je dois avouer que je suis aussi dubitative qu’admirative devant ces gens-là. Mettez-moi un kinder Buenos® ou un Snickers® sous le nez, et je peux vous assurer que je ne m’inquiéterais ni de l’heure qu’il est, ni de savoir si j’ai terminé de digérer ma raclette !

    Et puis il y a la collègue perpétuellement au régime, (ma préféré) qui va faire semblant de se contenter de son thé détox, parce qu’elle a lu récemment que le café donnait des rides, et que les infusions de radis noir déconstipaient. Finalement sa détox n’aura durée que 3h, parce qu’à force de voir tout le monde se goinfrer de cholestérol, elle va finir, elle aussi, pas faire une exception.  Elle va lâcher un clicher du genre :« Bon allez ! Tant pis ! Je craque. Mais alors je prends le plus petit. ». Et elle va se prendre son mini croissant (il y a plus de pains au raisin non plus, astuce n°2) avec le bout des doigts, comme s’il était radioactif.

     Alors soyons clair. Il est totalement inutile de faire semblant de choisir la viennoiserie la plus petite. Elles sont toutes calibrées de la même façon. Si une viennoiserie est plus petite qu’une autre, c’est qu’elle est plus grosse. Quand vous allez chez votre boulanger, et que vous lui commandez un pain au chocolat, il ne vous demande pas : « quelle taille ? ». Vous achetez un pain au chocolat pas un filet de truite.

    Ensuite, toucher un aliment ne nourris pas la cellulite. Personne n’a jamais grossi ou fait une intoxication alimentaire en touchant un aliment. Nous grossissons parce que nous le mangeons sans bouger notre cul derrière. Vous pourriez malaxer de la raclette toute la journée que vous ne prendriez pas un gramme. 300 calories, que vous les preniez à pleines mains ou que les touchiez du bout des doigts, une fois ingéré ça reste 300 calories ! Vous grossirez de toute façon ! Alors la prochaine fois, donnez-vous une chance de faire partie des élus qui ont eu le droit aux pains au chocolat (astuce n°2), faites-vous plaisir, soyez la première et chopez le plus croustillant des pains au chocolat d’une main ferme et décidée, et mordez dans ce plaisir inévitable. Vous n’aurez qu’à doubler la dose de radis noir dans la prochaine infusion pour déculpabiliser, on le fait toutes !

    Et pour finir il y a toujours ce collègue, qui arrive comme un cheveu sur la soupe, qui parlote avec tout le monde sans vraiment s’intéresser aux autres, ni à ce qui se passe autour de lui, et qui mange sans complexe, petits pains après petits pains, et qui au moment de partir, toujours sans complexe,  demande enfin : « Au fait c’est pourquoi ce petit déj ? Il y a un évènement particulier ? ». Je peux vous dire que j’en ai vue plus d’un se décomposer à l’entente de cette phrase, alors qu’ils s’attendaient plutôt à un : « bon anniversaire ! ».

    Quoiqu’il en soit, je sais maintenant qu’au prochain petit déjeuner au bureau, vous penserez à moi et que vous serez attentif à chacun de vos collègues pour savoir à quelle catégorie ils appartiennent !

    GwenAlices, qui embrasse ses futurs ex-collègues qui passent régulièrement la lire !  A tout vite !

  • Les fétichistes de pieds ... et autres !

    Aujourd’hui je vais vous raconter une anecdote.

    C’était il y a quelques années, une copine est venue à une soirée avec son nouveau chéri parfait, pour nous le présenter.

    La soirée se passe bien, le nouveau chéri parfait s’avère être très sympa, assez drôle, et participatif aux conversations.

    L’alcool aidant, tout le monde se marre, le nouveau chéri parfait se sent à l’aise… Voire un peu trop.

    Si le but de la soirée était de l’accueillir dans notre groupe de potes, de le faire se sentir bien, et de lui donner envie de revenir, nous étions loin d’imaginer qu’il se sentirait tellement intégré, au point de nous faire part de ses petites confidences dès le premier soir.

    Nouveau chéri parfait, Fabien de son vrai prénom, il y plus de 15 ans alors il y a prescription je peux balancer, en plus il a largué ma pote de l’époque alors il a été banni du groupe !

    Fabien, donc, nous annonce tranquillement qu’il est fétichiste des pieds !  Comme ça. Sans sommation. Le mec nous a fait son Coming out podologique comme si de rien n’était.

    Je vous laisse imaginer le gros blanc dans la pièce ! Seulement moi, naïve comme je suis ! C’était la première fois de ma vie que j’entendais cette expression, et que je découvrais cette facette de l’humanité. C’est dont tout naturellement que j’ai osé un : C’est-à-dire ?!

    C’est donc comme ça que j’ai appris que Fabien et ses congénères, fantasmaient sur les pieds. En gros son truc à lui c’était de léchouiller des gros orteils !

    C’est à ce moment précis, que je n’ai plus jamais regardé Vanessa de la même façon.

    Oui je balance les prénoms, de toute façon nous ne sommes pas restées en contact.

    Alors il est vrai que mes yeux la voyaient un peu flou à cette heure de la soirée. En revanche, mon esprit lui, la voyait très nettement en train de se faire mâchouiller les pieds.

    Vision d’horreur !

    Alors loin de moi, l’envie de juger les fantasmes et les petites coquineries des autres. Pour être honnête, je préfèrerais les ignorer. Mais quand même ! On ne peut pas, annoncer entre deux verres de chardonnais et trois pistaches, que l’on s’excite l’entre jambe en suçant des orteils.

    Je ne sais pas moi, créer des groupes de discussions entre amoureux des mycoses et des gros pouces de pied au verni écaillé. Mais laissez-nous vivre dans l’ignorance.

    Il y a quand même suffisamment de choses à sucer sur terre pour ne pas avoir à penser au pieds des gens. Je parle bien évidemment des Chupa Chups, des Carambars, des Pierrot Gourmant ou encore les bonbons de Tonton Pierrot (la marque de confiseries, pas les « bonbons » du tonton bourré à Noël, en bout de table).

    Et puis, j’ai réalisé qu’il fallait être deux pour réaliser ce genre de fantasme ou préliminaire, appelez-ça comme vous voulez, moi j’appelle ça du mâchouillage d’orteils, ou du léchage de voute plantaire ! Á moins d’être podologue on ne devrait pas se sentir stimulé du gland en regardant des pieds !

    Et comme il faut être deux, ça pousse ma pensée à me dire que Vanessa, et d’autres, aime ça. Il y a donc des personnes qui aiment léchouiller les pieds des autres, et ces autres qui aiment se faire mâchouiller les orteils. Comme quoi on ne connait vraiment une personne que lorsque l’on connait ses petits fantasmes. Jamais je n’aurais pensé que Vanesse (de son petit nom de l’époque) s’excitait à l’idée qu’un truc gluant vienne lui titiller le gros orteil. Gros orteil, qui au passage était à la vue de tous dans ces sandales ce soir-là ! je suis traumatisée à vie.

    De toute façon avec moi ce ne serait pas possible ! Je chiale de rire dès que l’on me frôle les pieds, alors le jour on tente de me mâchouiller un orteil, c’est clair : Je me pisse dessus ! Et hop emballé c’est pesé, fin de la partie, on change les draps et tout le monde au dodo !

    Evidemment, j’ai un peu creusé le sujet. Finalement on a tous un jour ou l’autre croisé quelqu’un avec des fantasmes qui nous paraissaient pour le moins étranges. Sauf que normalement on ne le sait pas.

    Le fétichisme, il a son petit nom scientifique lui aussi. Comme les plantes.  Là où certains voient une fleur « t’aime le beurre ? », d’autres (les frimeurs) y voient un « Ranunculus repens ». Pour le fétichisme c’est pareil. Là où certains voient des « lécheurs d’orteils », d’autres y voient de la « Paraphilie ». C’est visiblement le nom scientifique pour les amoureux de la gerbe.

    C’est donc comme ça que j’ai appris qu’il existait plusieurs catégories de fétichismes, ou plus exactement plusieurs types de fétichistes.

    Il y a un genre particulièrement… disons… déroutant, pour ne pas dire dégueulassement lunaire.

    Connaissez-vous les fétichistes des sous-vêtements ? Il y a ceux qui aiment porter les sous-vêtements du sexe opposé.

    Précision personnelle qui me fait plaisir : N’en déplaise à certaines personnes la nature nous a doté d’un genre et d’un sexe. Et il n’en n’existe que de 2 et nous sommes du genre humain ! Nous ne pouvons pas passer de Homme à Girafe en une nuit, selon notre humeur !

    Cette petite précision apportée, nous pouvons poursuivre.

    Jusque-là, si un Rugbyman, par exemple, veut porter des strings en dentelle, ça le regarde. Le reste de sa vie aussi me direz-vous. Seulement si nous devions vivre dans un monde de « non-jugement », avouez que l’on se ferait vite chier ! Pour rappel, me juger parce que je juge, est un jugement !

    Donc, nous sommes d’accord pour dire que si Sébastien Chabal, ou Teddy Riner* portent des strings dentelles et ficelles… ce n’est pas très grave en soit. Seulement cette catégorie de fétichiste à des sous-catégorie. Le fétichisme est un véritable organigramme, c’est une sorte de PME sexuelle.

    Il existe donc, la sous-catégorie des renifleurs de culottes !

    Alors vous imaginez bien que si je vous parle de cette sous-catégorie, c’est parce que leur kiffe ils ne le trouvent pas en reniflant une culotte fraîchement lavée avec une lessive dont l’odeur les transporte à Bora Bora… Non… Eux leur truc (attention dégueu, mais c’est un peu le thème) ce sont les pertes blanches et les pétoux. Comme un bon fromage bien fait, plus ça sent, meilleur c’est pour eux ! Je ne le savais pas, mais il y a un véritable business de culottes crades. J’en connais certaines qui pourraient facilement arrondir leurs fins de mois !

    Sans jugez qui que ce soit (ou presque), je pense qu’il y a certains fantasmes qu’il est nécessaire de garder pour soit. Tout n’est pas bon à dire, surtout à des gens que l’on connait à peine. Il est important de garder la notion de « jardin secret ». Alors tous les fétichistes des pieds, et autre truc tout aussi … personnel dirons-nous… Merci de ne pas vous dévoiler d’un coup… Voire de vous dévoiler tout court. Le monde n’est pas prêt ! JE ne suis pas prête !

    Fabien, Vanessa, si un jour vous lisez ce texte et que vous vous reconnaissez, je tiens à vous remercier d’exister et de m’avoir inspiré. Le monde à besoin de gens comme vous. Mes textes, ont besoin de gens comme vous.

     

    GwenAlices, un jour de souvenir douloureux psychologiquement...

  • Il y a 8 mois

    Il y a 8 mois mon corps entrait en guerre contre un traitement qui allait tout emporter avec lui.

    Mon cancer, mon énergie, ma féminité, ma santé mentale…

    Il y a 8 mois j’étais une femme de 40 ans, sûre d’elle, pleine de vie, de rêves et de projets, mais qui en un mot, a douté de tout. De son envie de vivre, de ces capacités à supporter des effets secondaires dévastateurs, et de tous les choix qu’elle avait fait jusqu’à maintenant. Il n’aura fallu qu’un seul mot, pour que la femme que j’étais, hésite entre profiter de la vie quelques semaines ou quelques mois et espérer une réincarnation moins chiante et plus paisible que celle-ci, ou accepter d’entamer un traitement qui allait l’affaiblir, la faire souffrir mais aussi, et surtout, la changer à tout jamais.

    Oui j’ai hésité ! J’ai même préparé mes enfants à l’éventualité de refuser cette chimiothérapie. De vider le compte en banque pour partir profiter de ce qui nous restait à être ensemble, sur les routes et sur les mers, pour finir sur un souvenir digne d’un film hollywoodien avec une image de carte postale, sur fond de coucher de soleil en bord de mer… Parce que si mourir ne m’effraie pas le moins du monde, ne pas vivre est ma plus grande peur. En dehors des requins évidemment. Alors entre vivre malade et affaiblie, ou mourir vivante en réalisant mes rêves, je n’ai pas hésité longtemps.

    Finalement, le médecin m’a fait comprendre que le choix ne m’était pas permis si j’envisageais de décorer le sapin une année de plus. Alors le tour du monde en mode touriste avec mes ados n’était tout simplement plus envisageable. Et puis de toute façon, après vérification, mon compte en banque ne nous aurait pas permis de voyager plus loin que la Creuse, et pas plus de trois jours en studio airbnb. Alors bon ! Vue comme ça…

    Et puis au moins l’aventure chimiothérapie était prise en charge à 100% par la sécu, avec option épilation et relooking intégral !

    Alors entendons-nous bien ! Je ne dis à personne de vivre une aventure chimio s’il n’a pas les moyens de partir en vacances. Non, la Creuse offre, certainement, un cadre propice à des vacances familiales loin de tout, et couper du reste du monde. Pour une retraite spirituelle, quand on n’a pas les moyens de se payer un ashram en Inde, c’est sûrement génial !

    Il y a 8 mois, je ne le savais pas encore, mais j’allais muer pour me débarrasser d’une peau devenue trop petite pour moi, et dans laquelle je m’étais enfermée. J’allais tout simplement me dire : Merci, pour toutes ces années, toutes ces erreurs, toutes ces décisions difficiles mais nécessaires pour avancer et grandir. Merci pour ces prises de risques et ces fous rires. Mais surtout j’allais me dire : Au revoir. Parce que je n’en avais pas encore conscience, mais cette femme de 40 ans que j’étais en ce 18 juillet 2022, je la vivais pour la dernière fois. Elle allait peu à peu disparaitre.

    J’étais pourtant certaine qu’après cette période de ma vie, j’allais comme toujours, reprendre là où j’en étais avant. Reprendre les mêmes personnes, les mêmes amies, le même travail, les mêmes envies, les mêmes projets… Bref tout pareil ! Comme une partie d’échec que l’on laisserait sur un coin de table en attendant de reprendre exactement là où nous l’aurions laissé avant de partir en vacance. Seulement c’est impossible. Parce que si les pions n’ont pas bougé, si les règles n’ont pas changé, le joueur lui a évolué. La partie ne sera plus jamais comme avant. Notre regard sur les choses, et aussi sur les gens change. Notre mode de fonctionnement et de pensée s’est transformé en même temps que notre corps et notre esprit, sans même que l’on s’en rende compte.

    Pendant tout le temps de la métamorphose, nous nous cachons derrière des masques et des sourires, on met un foulard sur notre tête tout comme sur notre vie. On cache tout, et on surtout on se cache. On n’ose pas se regarder par peur de notre propre image. Nous avons l’impression de ne plus être une personne à part entière, mais juste un corps défendant qui attend que ça s’arrête. On ne se rend pas compte que l’on est entrain d’assister à notre propre évolution. Nous ne nous débarrassons pas uniquement d’un cancer, mais aussi d’une version de nous-même ! Une version épuisée, qui à force de se cacher derrière des masques et des attitudes faussées qui nous ont éloignés de ce qui nous étions réellement, est devenue notre propre frein, notre propre boulet à traîner.

    On réalise que notre vie s’est construite sur des attentes qui n’étaient pas les nôtres. La plupart de nos décisions ont été prises en fonction de notre entourage. On a fait attention de froisser le moins de monde possible, on s’est souvent oublié au profit de personnes qui ne font même plus partie de notre vie aujourd’hui, et d’autres qui ne feront plus partie de notre nouvelle vie d’après cancer. Si après cancer il y a. Par exemple, je vais parler moi, évidemment, puisque c’est mon blog, mais parce que je trouve mon exemple parfait. S’il y a une personne qui peu parler de masque et de mensonge à soi-même c’est bien moi. Une grande partie de ma vie, je l’ai passé à tenter de plaire. J’avais toujours recherché à obtenir la reconnaissance paternelle, puis la reconnaissance tous court. Pour y arriver, je me suis oubliée, j’ai accepté beaucoup de chose et j’ai fait quelques sacrifices. Le plus gros étant moi-même. J’ai longtemps organisé ma vie et pris des décisions dans le seul but d’obtenir cette reconnaissance. Plus d’une fois, mon corps et mon esprit me lançaient des alertes pour me faire comprendre que ce n’était pas ce qui était fait pour moi, que j’étais en train de vivre une vie dans l’unique but de permettre à d’autres, de vivre la leur en profitant de ce que je construisais pour eux. Quand je ressentais ses alertes, je les faisais taire en me persuadant que ces choix étaient les miens et que c’est que je voulais. Je me mentais parce qu’en acceptant de m’écouter je savais que cela signifiait abandonner une partie de moi, certes erronée, mais une partie de moi que je connais et pensais maîtriser. En faisant ça j’allais forcément ouvrir la porte à une autre version de moi-même que je ne connaissais pas, que je n’aurais probablement pas su gérer et surtout, je me retrouverais seule avec cette Moi inconnue ! Alors j’ai continué à faire vivre une fausse version de moi, juste parce que j’attendais ce signe de reconnaissance et d’amour qui me paraissait indispensable pour avancer et exister.

    N'en déplaise à beaucoup, je sais que la majorité d’en vous aussi !

    Et puis, heureusement le cancer est arrivé ! Oui j’ai bien écrit : Heureusement !  Parce qu’à mes yeux tout n’est pas blanc, tout n’est pas noir. Ce qui est bien est à la fois mauvais et inversement ! Si le cancer m’a fait vivre l’expérience de la chimiothérapie, et bientôt de la radiothérapie, c’est grâce à ça qu’aujourd’hui je suis capable de ME vivre et de M’AIMER ! Mais surtout de ne plus être en attente, et encore moins à la recherche d’une reconnaissance que moi seule peut m’apporter.

    Aujourd’hui je sais que si je me suis lancé dans un projet bateau, ce n’est pas pour plaire à mon père ni monter que je suis capable, mais bel et bien parce que c’est ce que je veux au plus profond de moi. Si je suis magnétiseuse ce n’est pas parce que mes ancêtres guérissaient leurs voisins, mais parce que c’est ce que je suis au plus profond de moi !  Si j’écris et que je publie, ce n’est pas pour attirer l’attention ni tenter de plaire à qui que se soit, mais parque j’aime ça et que cela fait partie de moi !

    Alors je ne connais pas encore la version finale de moi-même. Le processus de guérison n’est pas encore arrivé à son terme, et d’autres épreuves m’attendent. En revanche, je découvre chaque jour un peu plus, ce que c’est que de s’aimer, de s’accepter et se faire confiance. Et la version de moi-même d’aujourd’hui, plait énormément. J’ai hâte de continuer à me découvrir.

    Si ça se trouve dans 10 ans je vivrai sur les eaux à bord de mon voilier, j’écrirai des histoires et les gens feront appellent à mes services pour les aider dans leur guérison… Ah oui ! Je ferai de la plongé aussi… Et non pas parce que mon ex faisait de la plongée, mais parce que j’adore les fonds marins et que c’est ce dont j’ai envie… au plus profond de moi !

    GwenAlices, un jour du début de sa nouvelle vraie vie ... 

     

  • A la découverte de son pouvoir féminin

    Lorsque le médecin nous annonce que l’on va perdre nos cheveux et devenir chauve, ce n’est pas vraiment une surprise. Dès lors que l’on nous a annoncé que devions nous préparer à la chimiothérapie, cette image s’est imposée à nous.

    Nous le savons. Nous avons tous et toutes vue un film, une série ou une publicité d’appel aux dons pour la lutte contre le cancer, dans lesquelles une femme chauve représente ce combat.

    Rarement les hommes d’ailleurs. Pourtant, même si nous n’en parlons que peu, eux aussi sont confrontés aux cancers et leurs traitements provoquants ce qui est appelé dans le jargon médical « Alopécie. »

    Peut-être que ça s’explique parce qu’un crâne chauve est plus choquant chez une femme, et plus sexy chez un homme.

    La femme chauve est d’ailleurs l’un des symboles forts et très représentatifs des maladies comme le cancer. Alors nous sommes tous au fait qu’une tête chauve est le signe extérieur d’un traitement lourd contre une maladie lourde. Une femme est rarement chauve par choix.

    Pour autant si cette annonce ne déclenche aucun étonnement, elle déclenche un tsunami intérieur pour la majorité des femmes concernées.

    Imaginez-vous, l’espace d’un instant… Chauve ! Imaginez votre visage tel que vous le connaissez, et retirez-lui tout ce qui met en valeur sa forme, ses traits, tout ce qui fait votre visage.

    Quelques jours plus tôt on vous a annoncé que vous êtes atteint d’une tumeur maligne, que vous devez subir un traitement qui va vous prendre non seulement, votre vie sociale et professionnelle, ainsi que votre vie de famille et votre énergie, mais qui va au passage vous retirer tout ce qui fait de vous, extérieurement : Une femme. Vos cheveux, vos cils, vos sourcils, vos seins…  

    Difficile de penser sa vie et son avenir dans l’épanouissement avec une apparence amené à se dégrader de jours en jours. Comment envisager sa vie de femme si on perd ce qui fait de nous une femme ?

    Toutes femmes qui se respectent, connait cette règle de style : La coiffure fait le visage ! Evidemment, le maquillage et les bijoux subliment le tout, mais la base (comme on dit maintenant), c’est la coiffure.

    Vous pouvez prendre n’importe quelle femme, si vous vous amusez à lui changer sa coiffure vous aurez chaque fois une personne différente devant vous. Il ne faut pas oublier que pour nous, une coiffure c’est également un moyen de gagner en assurance. Plus on se sent belle, plus nous sommes sûres de nous, et mieux nous réussissons. Cela peut paraître superficiel, mais une femme qui se sent belle, est capable d’accomplir des miracles. A contrario, une femme se sentant mal dans sa peau, n’osera rien faire par peur qu’on la remarque, et elle se renfermera sur elle-même.

    Que faisons-nous lorsque nous nous sentons mal dans notre peau ? Lorsque nous nous faisons larguer ou que nous avons besoin de changement dans notre vie ? C’est simple, nous changeons de coiffure ! Ça nous confère un sentiment de bien-être, nous nous sentons belle et nous reprenons confiance en nous.

    Et un jour, on nous annonce que le traitement qui va nous sauver la vie, va nous ôter tout ce qui nous rend belle et nous fait nous sentir forte. Pile au moment où l’on va avoir le plus besoin de cette force que nous puisons dans notre féminité.

    Bien sûr, c’est temporaire. Les cheveux, les cils, les sourcils, les poils finiront par repousser. Bien que personnellement, je ne suis pas contre le fait de conserver une partie de cette épilation intégrale et longue durée offerte par la sécurité sociale sur certaines zones. Mais là encore, ce n’est pas moi qui décide. En attendant, cela reviendra. Cela mettra des mois avant que le processus de repousse se mette en place, et des années avant de retrouver une chevelure digne d’une pub pour shampoing, mais un jour ces signes distinctifs de féminités nous seront rendus. En attendant il nous faut vivre et avancer sans. Il nous faut, donc, puisez une nouvelle force intérieure pour combler ce manque extérieur.

    Aussi étonnant que cela puisse paraître j’ai rencontré, et rencontre encore, beaucoup de femmes qui acceptent l’idée de se faire retirer un sein bien plus facilement qu’elles n’acceptent l’idée de perdre leurs cheveux. C’est dire à quelle point les cheveux ont une importance dans nos vies. Je sais exactement ce que ces femmes ressentent, parce que j’en ai fait partie. Et je peux vous assurez que cette pensée est comme l’alopécie : Temporaire !
     

    Puis les jours et les semaines passent, et le traitement fait son œuvre. Ce que nous redoutons le plus et ce pour quoi nous nous préparons psychologiquement depuis la grande annonce, arrive aussi violement qu’une gifle donnée dans un éclat de rire. A un moment où l’on ne s’y attend pas, ou plus. Après tout, cela fait des semaines que notre traitement a démarré, et nos cheveux restent accrochés à notre cuir chevelu comme des moules à leur rocher. Alors on finit par se dire, ou plutôt par espérer, que nous ferons exception à la règle.  Mais non !

    Pour moi cela s’est passé, un matin d’août en sortant de ma douche. Cela m’a marqué, car nous devions nous rendre à un rendez-vous. Je venais de me laver les cheveux, de me coiffer et de me préparer comme chaque fois, sans aucun signe particulier d’une arrivée de l’alopécie annoncée. C’était une heure avant le choc.

    Ce jour-là en prenant place dans la voiture, j’ai fait un geste. Comme je le faisais une dizaine de fois par jour. Je me suis passé la main dans les cheveux. Geste qui, je l’ignorais encore, allait devenir à la fois une obsession et une crainte.

    J’ai regardé ma main qui contenait une poignée de cheveux resté entre mes doigts au moment de leur passage, et j’ai dit : Ça y est ! Le processus est lancé. Nous avons échangé des regards entendus et le silence s’est fait entendre.

    Les jours passent, les cheveux tombent aussi rapidement qu’un arbre qui se défeuille en automne. L’image reflétée dans le miroir nous renvoie à une réalité dévastatrice. Notre corps ne nous appartient plus. Il appartient à la science médicale, et nous, nous sommes condamnés à y vivre.

    Certaines femmes optent pour la perruque, d’autres pour les turbans de chimiothérapie, moi j’ai opté pour les foulards.

    Je me suis vite rendu compte, que la prise en charge de la sécurité sociale ne permettait pas de rester féminine avec dignité, sans devoir renoncer non seulement à un sein en fin de parcours, mais aussi à un rein en cours de route pour payer la facture. Ne pouvant pas cacher mon état de santé, puisque l’un des effets secondaires est le syndrome du crâne chauve, j’ai décidé de cacher mon crane de bébé  sous des foulards de fausse soie, commandés sur un site internet spécialisé dans les produits fabriqués et envoyés depuis la chine, pour un prix n’excédant pas 5,00€ frais de port compris. Plus de foulards, plus de choix, plus de styles.

    Finalement les jours et les semaines passant, j’ai fini par me faire à cette nouvelle image de moi. Ce visage coiffé de foulards me permet de changer de tête comme je le faisais avec mes brushings. Je peux les assortir selon mes vêtements et je perds moins de temps à les coiffer que mes propres cheveux. Même si j’ai fini par accepter cette nouvelle image, ce n’est qu’une première victoire.

    La deuxième je la gagne aujourd’hui. Avec ces photos. Des Photos sans foulards. Des photos de mon visage sans mes mèches blondes bouclées, lissées, ondulées, attachées ou en batailles. Toutes ces coiffures qui ont fait mon visage depuis presque 40 ans. Une image que seuls mes proches, très proches intimes, voient chaque jour depuis des mois, en s’efforçant depuis les premiers jours à faire comme si de rien n’était, comme si ce n’était pas « si » choquant que ça. Á faire comme si j’étais encore belle.

    Aujourd’hui, et même si mes cheveux me manquent, même si j’ai hâte de m’énerver de nouveau sur des mèches rebelles qui refusent de rester dans la position que je leur ai choisi pour la journée, je dois avouer que je suis contente d’avoir à traverser cette épreuve d’alopécie.

    Grâce à cette épreuve, je me découvre une autre féminité. Une autre façon d’être femme et de puiser dans mes ressources intérieures pour laisser sortir la véritable femme que je suis.

    Pas celle qui joue de ces cheveux pour captiver l’auditoire, ou séduire son interlocuteur. Pas celle qui se sert de ses coiffures pour sublimer une tenue, ou encore pour donner bonne impression, ou se créer un personnage.

    Lorsque l’on est privé de cette « accessoire » de séduction, de cette beauté féminine, nous devons partir à la recherche de notre véritable pouvoir féminin. C’est un travail d’introspection et une grande découverte de soi. Ce que l’on y découvre est bien plus puissant qu’un carré plongeant, ou des mèches blond platine.

    On réalise que peu importe les artifices extérieurs, si on ne se sent pas belle de l’intérieur, si l’on ne prend pas le temps de se connaitre et de découvrir notre, force ainsi que notre pouvoir féminin, aucune coiffure, aucun maquillage, ni aucun bijou ne peut faire de nous une femme accomplie et épanouie.

     Le meilleur moyen de se sentir belle, est de se connaitre soi-même, au-delà de ses propres apparences.  

    Grace à cette épreuve, aujourd’hui je me sens bien plus femme, plus belle, plus forte et plus confiante que je ne l’ai jamais été.

    Quand une femme arrive à se sentir belle sans beauté extérieure, plus rien ne peut la faire se sentir laide.

     

    GwenAlices, un jour du début du commencement de la fin d'une vie pavée de doutes et d'illusions.

  • les Poils de cul

    L’un des avantages avec la chimiothérapie, c’est la perte des poils. Alors certes, quand on dit poils on dit aussi cheveux. Pour faire simple, il y a encore 1 mois j’avais encore tous mes cheveux. L’un de mes soucis du matin était de savoir comment j’allais les coiffer. Est-ce que j’allais les attacher, et si oui comment, et sinon, est ce que j’allais les lisser ou les boucler. Un vrai problème de fille qui n’a que ça à penser dès le matin. Je vous avoue, avec le recul, ce problème matinal me manque un peu. Parce qu’aujourd’hui, la question ne se pose plus. J’ai la chevelure d’une enfant de trois enfants ans. Le peu de cheveux qui me reste n’ont plus besoin de coiffage. Et comme de toute façon dès que je les touche ils tombent, je me dis qu’il est inutile d’accélérer le processus de la chauvattitude.

    En revanche, pour ce qui concerne le reste des poils, c’est une bénédiction. Épilation intégrale longue durée et prise en charge par la sécu ! Ce que femme veut, la chimio le fait ! (Humour de cancéreuse…).

    A l’occasion de mon épilation, j’ai pu assister à la chute de mes poils. Je dois avouer que j’ai été assez surprise par le nombre de poil de cul que j’ai perdu. Vous êtes-vous déjà posez la question sur la densité de poil concentré à cet endroit de votre anatomie ? Vous devriez. Même si j’en conviens, on n’entreprend pas l’inventaire de ses poils de cul tous les dimanche matin, je trouve que l’on ne leur donne pas suffisamment d’importance. Personne n’en parle.

    Les publicités pour les crèmes et les cires épilatoire, font la promotion des peau douces et satinées, pour nos aisselles, nos jambes. Même nos moustaches et notre pubis ont le droit à des bandes de cires spéciales petites zones. En revanche personne ne parle des poils de cul. Je n’ai jamais vue une publicité pour une crème épilatoire spéciale peau d’anus sensible. Personnellement si j’avais été l’un d’entre eux, je me serais sentie vexée. Après je me dis que si je dois me réincarner en quelque chose, le poil de cul ne serait la première idée qui me viendrait en tête.

    Ceci-dit je pense qu’ils méritent un peu plus d’attention. Ne serait-ce que dans les séries policières. Nous entendons toujours par des cheveux ou des poils pubiens retrouvés sur les lieux du crime.

    Vous imaginez un épisode des experts se conclure ainsi :

    • Le suspect : Non je suis innocent, je vous dis !
    • Horacio : arrête de mentir tu es fini. On a des preuves !
    • Le suspect : n’importe quoi ! puisque je vous dis que ce n’est pas moi ! Je vous juge !
    • Horacio : tout est fini, Dean... Tu es en état d’arrestation ! On a retrouvé l’un de tes poils de cul sur la scène du crime.

    Dit comme ça, ça fait bizarre mais c’est parce que nous n’avons pas l’habitude. Au bout que quelques épisodes, nous n’y feront plus attention et ça ajoutera un peu de suspense à la série.

    Enfin, voilà, tout ça pour dire qu’à mon sens, nous ne faisons pas suffisamment attention à ses petites choses invisibles, que nous possédons tous.

    GwenAlices,

    Un soir de grande inspiration

    PS :  Si un expert de la police scientifique tombe sur ce texte, merci de repenser à mon idée d’analyse de poil de cul… Évitez, juste, de donner mon nom à cette analyse. Merci !

  • les critiques culinaires de Tripadvisor

     

    Comme beaucoup de personnes, il m’arrive de regarder les avis sur Tripadvisor pour choisir un restaurant. Je ne le fais pas systématiquement, parce que je préfère me la jouer à l’ancienne. Je trouve que c’est plus sûr. La technique à l’ancienne est simple et efficace. On regarde la carte du restaurant, on compare mentalement les prix avec les autres restaurants, et surtout on regarde les assiettes qui passent et celles des personnes déjà assisent en train de manger. CE n’est pas très discret ni très classe, mais au moins ça donne une idée sur le rapport Qualité / Quantité / Prix. Parce que comme tout le monde, ce que je veux quand je vais au restaurant c’est manger bien, beaucoup, et surtout pas cher.

    Seulement parfois, quand je dois réserver un restaurant avant d’être sur place, je me fie à l’avis des autres sur Tripadvisor. Ces autres que je ne connais pas, qui n’ont probablement pas les mêmes goûts que moi, ni les mêmes attentes. Si les autres ont aimé, alors je vais aimer, et inversement. A ce rythme-là, dans quelques années on va s’inquiéter de savoir ce que d’autres pensent d’une personne avant d’accepter un rencard avec.

    Vous imaginez un Tripadvisor spécial célibataires à la recherche de l’amour. On aurait tous une fiche d’identité, comme un menu de restaurant, avec photo, mensuration, salaire annuel, traits de caractères etc. Quand on chercherait un homme ou une femme, il nous suffirait d’aller sur le classement Tripadvisor des célibataires et de comparer les avis et les notes mis par ceux qui auraient déjà passé une soirée, ou plus, avec le top 10 des meilleurs plans célibataires de la région.

     On peut imaginer des commentaires comme :

    Pepette29 : Je mets 4 étoiles à Thomas : Génial - Sourire angélique, grande conversation, j’ai passé une agréable soirée, il a tout payé. Un peu plus petit que sur la description, mais agile de ses mains ce qui compense. Je recommande ! 

    Brakmar92 : Je mets 1 étoile à Gaëlle : Horrible - Narcissique, aucune conversation. S’habille chez primark et veut se faire inviter dans des restaurants étoilés. Sexuellement absente, sent la marée, bref une véritable étoile de mer… Fuyez !

    Ce serait horrible, et finalement c’est le but de cette application et c’est exactement ce que nous faisons avec les restaurateurs. Nous jugeons leur travail, leur savoir faire (ou pas) et nous avons le pouvoir de détruire la réputation d’un restaurant ou de le faire passer pour l’un des meilleurs de sa région. Nous sommes devenus des critiques culinaires, alors que la plupart d’entre nous ne savent pas faire la différence entre une courgette et un concombre. Nos palais sont habitués à la nourriture industrielle, et nous nous permettons de juger des plats réalisés par un professionnel avec des produits frais.

    C’est exactement comme pour les émissions du type « The Voice » ou « un incroyable talent », quand Cœur de Pirate, ou encore Lio, se permettent de juger des chanteuses avec de la voix et du talent. Ҫa n’a pas de sens. Ça revient à se faire juger au Bac de français par Jul et Aya Nakamura.

    En plus non seulement on se permet de juger, mais en plus nos notes ne sont pas en adéquation avec nos avis. Par exemple, rares sont les personnes qui mettent la note maximale. Les 5 étoiles. Les gens adorent un restaurant, ils le recommandent, mais ne mettent que 4 étoiles. Pourquoi ? Si on décide d’écrire que c’est notre restaurant préféré, que le rapport qualité/Quantité/prix est excellent, que la serveuse est gentille, rapide, et efficace, que tout est beau et que tout est parfait, pourquoi jouer les radins avec une étoile ? Ce n’est pas comme si on la payait cette étoile. Il nous suffit de cliquer dessus.

    Ça me rappel la notation de mes profs au collège. Souvenez vous de la frustration quand les profs nous rendaient les notes du dernier contrôle. Vous aviez appris votre leçon par cœur, vous aviez fait un sans-faute, pas une trace de stylo rouge sur votre copie, vous aviez eu une mention : Très bien en marge de votre copie, et le prof vous a mis un 19 / 20… La déception !

    Et quand vous alliez le voir pour savoir pourquoi, il ne vous a mis QUE 19 et pas 20, il vous répondait un truc comme :

    Alors Gwenaëlle, c’est très bien, on voit que tu as bien appris ta leçon et que tu maîtrises tes équations. Je suis très fier de toi ! Et je te félicite. Je ne t’ai pas mis 20, parce que malgré tous les efforts que tu as fournis, tout le très bon travail que tu as rendu, et ta bonne gestion du stress dû à ton interrogation dont la note, je le rappelle, compte double dans ta moyenne générale, je trouve que tu as répondu peu trop rapidement à la quatrième formule de l’exercice 12. Le résultat est juste, mais je pense que tu aurais pu développer et justifier celui-ci, avec une ligne de développement supplémentaire. Cela n’aurait rien changé, mais j’aurais aimé. Donc je t’ai retiré un point.

    Finalement on fait la même chose, avec nos étoiles.

    « Tout était parfait, mais je ne mets que 4 étoiles, parce que personne n’est venu me tenir la porte ni me tendre mes feuilles de PQ quand je suis allée aux toilettes. J’aurais aimé ce petit plus. Dommage. »

    En attendant, grâce aux avis de gens que ne connais pas, j’ai identifié le « meilleur » glacier du vieux Boucau, 4 étoiles et demie pour 600 avis, ce soir c’est ma tournée !

    GwenAlices, un jour de forte chaleur au Vieux Boucau...

  • octobre en été

    Je suis l’exemple typique de l’éternelle insatisfaction.

    Nous sommes le 10 juillet, il fait 35°c sous le soleil Breton, je passe mes journées entre mon jardin et la plage, j’ai le teint halé dont j’ai tant rêvé tout l’année, et pourtant je me suis surprise à ressentir la nostalgie automnale à cause d’une tasse.  

    Attention pas n’importe quelle tasse ! Je parle de ma tasse des journées froides et pluvieuses. Ma belle tasse chaudron, qui me réconforte et me fais me sentir comme ces femmes dans les séries américaines, blotties dans une couverture polaire au coin du feu de cheminée, avec une pluie battante dehors et une tasse de thé fumant dans les mains. Perso, moi elles me font rêver. Elles sont toutes calmes, et elles donnent l’impression de ne rien d’autre à avoir à faire, que de se laisser porter par le temps. En attendant que le printemps repointe le bout de son nez et nous sorte de notre dépression hivernale. Du coup, moi aussi je me suis acheté une superbe tasse spéciale temps pourrit, et un plaid tout doux. Il ne me manque que la peau de bête, que je me suis promis d’offrir à Héphaïstos (mon poêle).

    Quoiqu’il en soit, l’espace d’un instant j’ai osé me plaindre de la chaleur estivale. Celle que j’ai attendu des mois, avec ma tasse chaudron entre les mains et mon plaid de Noël sur les épaules.

    C’est tout moi ça ! Au bout de deux semaines d’été, je veux déjà être en automne, et au bout de deux semaines d’automne je rêve du printemps. Non ! Je ne parle de l’hivers, parce que cette saison est celle que j’aime le moins.  Pour être franche, c’est surtout le mois de mars que je ne supporte pas. Je trouve ce mois totalement inutile et déprimant. Et puis après lui, arrive Avril, qui n’est pas non plus un mois qui fait rêver. En fait mon mois préféré est le mois d’octobre. Je le trouve magnifique ! Mais entendons-nous bien, j’adore le mois d’octobre, tout comme les gens nés au mois d’octobre m’insupportent. Si vous êtes d’octobre, pas la peine de vous vexer à la lecture de ces mots. Il faut regarder les choses en face ! C’est le mois des balances et des scorpions. Entre les lunatiques et les rageux, franchement il faut quand même avouer que les personnes nées en octobre ne sont pas les plus simples à vivre et à suivre.  Mais bon, ça reste à mes yeux le meilleur mois de l’année. Il est magique.

    Heureusement que je ne suis pas la responsable en chef du déroulement des saisons, parce que ça fait bien longtemps que l’on ne vivrait que trois saisons par an, 3 semaines chacune, en boucle pendant 52 semaines (à quelques jours près…). Nous passerions du maillot de bain, à la tasse réconfortante, pour remettre nos petites robes à fleurs trois semaines plus tard. Ceci-dit ça ferait plus de ménages de printemps dans l’année. Ça me laisserait plus de chance d’en faire au moins un.

    Parce que tous les ans c’est pareil. Je me dis que je vais faire comme toute ces femmes parfaites, et que je vais moi aussi tout vider, tout trier et tout ranger. Sauf qu’au printemps (le reste de l’année aussi), je trouve toujours mieux à faire que le ménage. Comme, par exemple, profiter des premiers vrais rayons du soleil, faire mes premiers barbecues, et mes premiers apéros dehors avec les copines.

    Finalement les jours passent, et les semaines aussi. Et puis hop ! En moins de trois mois, ce n’est plus le printemps. Et un ménage de printemps en été, ça n’a pas d’intérêt. Comme disait ma grand-mère : avant l’heure ce n’est pas l’heure, après l’heure ce n’est plus l’heure.

    De ce fait là, dans mon armoire mes fringues neuves jamais portées, sont en boule au milieu de mes fringues d’il y a 10 ans. Même si je ne rentre plus dedans, je les garde parce qu’on ne sait jamais. Je fais partie de ces femmes de 40 ans qui gardent l’espoir de remettre leurs fringues de leurs 30 ans. Sauf qu’à 30 ans, moi, j’étais sportive, je buvais de l’eau et je me nourrissais de légumes et de blanc de poulet. Aujourd’hui c’est plutôt bonnes bouteilles de vin, fromages / charcuteries, et moelleux au chocolat. J’ai changé d’alimentation, et de corps ! Mais comme criait Lara Fabian : J’y crois encore !

    Alors mon 36 d’il y a 10 ans, reste au fond de l’armoire en attendant son retour sur scène. Je ne sais pas comment lui dire, que mon 40 est en train de prendre sa retraire pour se faire remplacer par 42, et que son rêve de grand retour, n’est plus réalisable. Il va falloir qu’il se fasse une raison. Moi c’est fait, j’ai choisi les menus entrée / Plat / dessert avec apéro / digo, plutôt que poisson grillé / citron et perrier. Forcément ça prend plus de place dans les fringues.

    Enfin, voilà ! Tout ça pour dire que nous sommes enfin en été, il y a enfin une chaleur étouffante, j’ai enfin un bronzage de cagole, mais que je ne rêve que d’une chose aujourd’hui : du froid, de ma tasse chaudron, d’un plaid et du mois d’octobre…

    Mais rassurez-vous, en octobre je rêve du mois de juillet...

    GwenAlices

    Un été en BZH29 au Paradis

  • Les cas contact en entreprise

    Les cas contact en entreprise

    Dans notre entreprise il y a une procédure de dénonciation de cas contact au COVID.

    Si un salarié est Covidé, il doit en alerter notre service Prévention et dresser la liste de toutes les personnes avec qui il a été en contact sur les deux / trois jours précédents.

    Les personnes listées sont immédiatement appelées par nos héros du service de la santé et de la prévention, qui leur ordonnent demandent de rentrer chez eux pour télétravailler. Les dénoncés ne peuvent revenir qu’au bout de trois jours, et après avoir effectué un test pour s’assurer qu’ils n’ont pas été contaminés.

    Bon, après il y a des exceptions !

    Par exemple, nos cadres (ou cadres / managers comme ils disent) qui participent tous les ans à une Convention qui leur ait uniquement réservée, ont une procédure un peu aménagée pour l’occasion. Alors, déjà il faut savoir que sur un open space de 32 personnes, 29 sont cadres/managers, mais que seuls 5 (Directeurs compris) gèrent d’autres personnes qu’elles-mêmes. Vous imaginez le bien le vide que ça fait quand ils partent tous pour leur Convention annuelle ?!

    Pour ceux qui ne connaissent pas, en résumé, pendant deux jours ils sont invités dans un lieu d’exception, cette année par exemple ils ont passé deux jours chez EuroDisney, pour écouter parler de stratégie d’entreprise, et pour participer à des mini-ateliers ludiques sur « Comment pousser à bout leur équipe, sans que cela passe pour du harcèlement morale », ou « comment licencier un collaborateur, choisi au hasard, en moins de 5 minutes montre en mains ; Mais sans que cela passe pour un délit de faciès ».

    Bref, deux jours dans un endroit idyllique, à boire, à bouffer et à danser tout en apprenant à réduire optimiser les effectifs sans se retrouver avec les syndicats sur le dos.

    Alors, si les procédures de prévention sont très strictes envers les dénoncés cas contacts tout au long de l’année, pour les cadres en Convention, il y une autre procédure. Ils ont pour obligation d’aller, coûte que coûte, chez Mickey avec leur potentiel COVID.

    Bah oui, ce serait dommage qu’ils passent à côté d’un moment de convivialité à cause d’une pandémie. Surtout que la chambre d’hôtel à 250 balles a déjà été payée, et qu’elle n’est pas remboursable. Alors si pour Henri IV, Paris vaut bien une messe, chez nous, une nuit dans la chambre de la Reine des neiges, vaut bien un cluster !

    En revanche, la procédure initiale (hors Disney) stipule que toute personne désignée cas contact, à 15 minutes pour évacuer les locaux, avant de prendre le risque d’une nouvelle contamination.

    Du coup je me dis qu’un dôme de protection et de sécurité sanitaire et d’extermination Covid englobe le parc. Si ça se trouve ils ont remplacé l’eau du splash Mountain par de gel hydro alcoolique.

    Donc avis au contaminés… Si vous voulez vous soigner rendez-vous chez Mickey 

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